Ferme piscicole de Lake Harvest : Pour une sécurité alimentaire durable au Zimbabwe

14/08/2013
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Financé par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), le projet d’aquaculture Lake Harvest, sur le lac Kariba au Zimbabwe,  est le plus important projet de ferme piscicole d’élevage du tilapia. Lake Harvest Aquaculture (Pvt) Ltd. crée des emplois – pour les femmes notamment, qui vendent le poisson –, et s’avère une source de protéines à prix abordables en Afrique australe.

Combler un manque

Le Groupe de la BAD a investi 8 millions de dollars EU dans ce projet agro-industriel viable dans un État fragile. Il s’agit de son tout premier investissement dans le secteur privé au Zimbabwe, une démarche qui participe de ses efforts pour se réengager de façon sélective dans le pays. La consommation totale de poisson dans les principaux marchés de la région australe (Zambie, Afrique du Sud, République démocratique du Congo, Malawi et Angola) s’élève à 1,3 million de tonnes. Or, sur ces mêmes marchés, la demande non satisfaite en tilapia atteint 100 000 tonnes par an.

Le projet Lake Harvest Aquaculture produira chaque année 20 000 tonnes de poisson. L’entreprise cible surtout les marchés africains : le Zimbabwe devrait absorber 37 % de la production, tandis que 50 % iront vers l’Afrique australe.

Pour quantité de spécialistes, le projet d’aquaculture Lake Harvest est un modèle de pisciculture durable et exemplaire sur le continent africain.

Des bénéfices nombreux pour les femmes

Le projet Lake Harvest Aquaculture devrait créer plus de 900 emplois qualifiés permanents d’ici à 2015, et contribuer aux recettes de l’État à hauteur de 33 millions de dollars EU dans les dix années à venir. Les autres avantages sont nombreux : création d’emplois, croissance économique, diversification alimentaire – donc de la production en amont – et sécurité alimentaire pour le pays et ses voisins. Le projet viendra aussi en soutien aux femmes, chargées pour l’essentiel de la vente du poisson. Enfin, il favorisera les échanges commerciaux, l’apport de devises étrangères et l’intégration régionale.