Revue sur l’efficacité du développement en matière d’énergie : l’édition 2014 est lancée

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De: 28/04/2015
A: 28/04/2015
Lieu: Abidjan, Côte d’Ivoire

Le rapport examine les défis et opportunités liés à la fourniture d’une énergie durable et à coût abordable aux citoyens africains

Le 28 avril 2015, au siège de la Banque africaine de développement (BAD), à Abidjan, le directeur du Département des résultats et du contrôle de la qualité de la BAD, Simon Mizrahi, et le directeur du Département de l’énergie, de l’environnement et du changement climatique de la BAD, Alex Rugamba, ont procédé au lancement de la Revue sur l’efficacité du développement en matière d’énergie 2014 de la Banque. Il s’agit de la quatrième édition thématique de cette publication depuis son lancement, en 2011.

L’Afrique connaît de sérieuses difficultés pour fournir un accès à l’énergie à ses citoyens. Dans le même temps, son potentiel d’énergies propres inexploitées constitue l’une de ses plus importantes ressources de développement. C’est pourquoi la Banque africaine de développement a centré son portefeuille sur l’énergie.

La Revue sur l’efficacité du développement en matière d’énergie examine les difficultés que rencontre l’Afrique pour fournir une énergie durable et à un coût abordable à ses citoyens. C’est la première à se pencher sur la contribution de la Banque à la construction d’infrastructures de production d’énergie durable sur le continent entre 2009 et 2013. Ce rapport de 40 pages examine également l’efficacité de la BAD dans la gestion de ses opérations dans le secteur de l’énergie et le degré d’efficience avec lequel elle les gère.

« Cette Revue sur l’efficacité du développement montre qu’avec plus de la moitié des sources d’énergie renouvelables de la planète, l’Afrique dispose d’un potentiel important pour dépasser les technologies plus anciennes et devenir un leader mondial des énergies propres », a indiqué Simon Mizrahi.

Le rapport révèle que la Banque a engagé des ressources considérables – 13 milliards de dollars EU sur les deux dernières décennies – pour développer le secteur de l’énergie en Afrique. La plupart a servi à bâtir à l’échelle nationale une capacité de production et des réseaux de distribution, bénéficiant tout particulièrement à l’électrification rurale de façon à favoriser la croissance inclusive.

Depuis 2009, la Banque a contribué à financer plus de 1 900 MW de nouvelles capacités de production et plus de 15 000 kilomètres de lignes de transmission. Grâce à ces efforts, elle a fourni de nouveaux raccordements électriques à 567 000 personnes et un accès amélioré à l’électricité à plus de 14 millions d’autres. Grâce à une solide réserve de nouveaux projets énergétiques, ces chiffres devraient doubler d’ici à 2018.

La Revue témoigne de la contribution de la Banque au développement des infrastructures énergétiques de l’Afrique et se penche sur l’efficacité avec laquelle elle gère son portefeuille et se gère elle-même en tant qu’organisation. Le rapport décrit sans fard les forces et les faiblesses de la Banque, tout en précisant les réformes qu’elle a entreprises pour devenir un plus solide partenaire au développement.

Parce que les besoins énergétiques de l’Afrique vont aller croissant, la Banque africaine de développement doit faire montrer d’une ambition accrue dans ce secteur crucial. La BAD est déterminée à tirer le meilleur parti de ses ressources pour fournir un accès à l’énergie et assurer la sécurité énergétique à tous les Africains du continent, mais aussi pour surmonter un important frein au développement de l’Afrique et mettre celle-ci sur la voie de la croissance verte.

Lire le rapport : http://bit.ly/1HTcyRx