Les migrants tunisiens : de véritables acteurs du développement

03/07/2013
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Conviés à la demande conjointe de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Banque centrale de Tunisie (BCT), représentants d’enseignes bancaires et financières, ainsi que de ministères, ont répondu présent, le 19 juin dernier.

Au menu, un workshop dédié aux transferts d’argent des migrants, qui a mis l’accent sur le contexte spécifiquement tunisien. C’est dire si la journée auréolée notamment de la présence d’Aly Abou Sabaa, vice-président de la BAD, de Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale, hôte de l’événement, de Philippe-Cyrille Berton, directeur de l’Agence française de développement (AFD) à Tunis, et de Mohamed Bichiou, directeur général de la Bourse de Tunis , fut studieuse et riche de débats.

D’autant que les échanges et focus successifs étaient axés sur deux thématiques, cruciales, dans le domaine : le coût exorbitant des transferts, et l’impact vertueux des transferts d’argents sur le développement du pays récipiendaire. Avec cet objectif ambitieux, que s’était fixé le workshop : proposer des instruments et services financiers à même de permettre de réduire le coût des transferts d’une part ; et de mieux répondre aux attentes, tant des migrants que des bénéficiaires, d’autre part.

« Les migrants sont de véritables acteurs du développement », a tenu à souligner Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, dans son allocution d’ouverture. « Sous réserve de bien canaliser les flux des transferts et de réduire les risques des transferts informels », a-t-il toutefois précisé d’emblée.

L’enjeu est d’autant plus crucial pour la Tunisie que, dans le contexte postrévolutionnaire que traverse le pays, l’économie tunisienne a grand besoin d’argent frais. Les transferts d’argent « solidaires » de sa diaspora quelque 3,5 milliards de dinars en 2012, soit 2,22 milliards de dollars EU environ pourrait contribuer,  notamment, à réduire le déficit de la balance des paiements.