Donald Kaberuka à l’adresse des jeunes d’Afrique : « Apprenons les uns des autres »

25/05/2015
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Les jeunes d’Afrique doivent échanger avec leurs aînés afin de faire progresser le continent sur la voie de la croissance et du développement.

Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement (BAD), a exhorté jeunes Africains et anciens à apprendre les uns des autres dans leur quête commune pour bâtir l’Afrique.« Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres. Nous pouvons tirer des enseignements de ceux qui ont lutté pour l’indépendance du continent et l’ont gagnée. Nous pouvons apprendre également des leaders actuels du continent », a-t-il dit.

M. Kaberuka n’a eu de cesse d’encourager les jeunes d’Afrique à dialoguer avec leurs aînés.

Prenant la parole au cours d’une session intitulée « Leadership africain : un dialogue intergénérationnel », tenue dans le cadre des 50e Assemblées annuelles de la BAD à Abidjan, Donald Kaberuka a repris les propos du président ougandais Yoweri Museveni :  être jeune est une question de biologie, a-t-il ainsi déclaré mais, « la biologie n’apporte rien et doit être combinée avec autre chose, a ajouté le président de la BAD. Quelque chose comme l’engagement personnel ».

Et d’inviter la jeunesse africaine à donner la preuve de leur engagement envers le continent et à travailler dur.

Présent à cette session, Acha Leke, directeur de la société McKinsey & Company, a, de son côté, incité les jeunes d’Afrique à cesser de se plaindre de tout ce qui ne leur donne pas satisfaction sur le continent, mais plutôt de s’efforcer de changer les choses.

« Prenez l’un des sujets qui vous déplaisent, cessez de vous en plaindre, et impliquez-vous pour la régler vous-mêmes », a-t-il dit. Et d’appeler les jeunes africains à œuvrer à l’instauration de la prospérité sur le continent et à y impulser un renouveau. Avant de préciser qu’il travaillait avec la BAD sur la question des restrictions de visa sur le continent.

Fondateur du groupe Mara et de la fondation éponyme, Ashish Thakkar a renchéri en ce sens, appelant à son tour les jeunes Africains à adopter une nouvelle façon de voir les choses. Il s’est déclaré certain qu’en changeant de mentalité, activer la croissance et le développement sur le continent sera possible.

Il a également annoncé la création d’un fonds de capital-risque, destiné à appuyer le lancement de nouvelles entreprises sur le continent.

Dans son intervention, la représentante de l’organisation “Women in Mining” (Femmes actives dans l’extraction minière) et de l’initiative Afrique 2.0, Zeinab Camara, a appelé de ses vœux une présence plus forte des femmes à des postes de leadership. Elle s’est dite convaincue que, le jour où des quotas de femmes seront instaurés dans les différents secteurs de l’économie, l’impact sur la croissance et le développement du continent sera flagrant.


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