Signature de l’accord portant création du fonds « Migration et Développement » : Appui aux efforts des diasporas africaines pour le développement de leur pays d’origine

23/10/2009
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Tunis, le 23 octobre 2009 – Le Groupe de  la Banque africaine de développement (BAD), le gouvernement français et le Fonds international de développement agricole (FIDA) ont lancé  vendredi 23 octobre à Paris un Fonds fiduciaire multilatéral dédié aux transferts de fonds des migrants.

Ont procédé à la signature de l’accord accord multi-donateurs de don pour financer l’Initiative « Migration et développement » de la BAD, MM. Donald Kaberuka, président du Groupe de la BAD, Eric Besson, ministre de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, et Mohamed Béavogui, directeur Afrique centrale et de l’ouest du FIDA.

Administré et géré par la BAD, ce fonds, avec une dotation initiale de plus de 6 millions d’euros, est ouvert à d’autres donateurs (Etats ou institutions). Il vise à fournir des financements pour :

  • l’amélioration des connaissances sur les transferts des fonds des migrants en Afrique, par la réalisation d’études thématiques et sectorielles ;
  • l’amélioration des cadres règlementaires et des conditions de transfert, visant une réduction des coûts de transfert ;
  • offrir des produits financiers répondant mieux aux besoins des migrants et de leurs familles ;
  • encourager les diasporas à investir dans les projets productifs individuels et dans le développement local des pays d’origine des migrants.

Le ministre Besson a souligné l’importance de ce fonds pour la mise en place de projets de développement structurants en Afrique. Il a également tenu à rendre hommage à la BAD en indiquant notamment que « pour la France, la BAD par son identité, sa légitimité sur le continent, sa situation financière robuste, son leadership et son volontarisme réformateur est le bailleur de référence du continent africain ». « Je suis heureux que l’accord que nous avons signé soit une novelle marque du soutien durable que la France entend apporter à la BAD », a-t-il ajouté.

De son coté le président de la Banque africaine de développement, soulignant l’engagement et la contribution de la France à la création de ce fonds, a longuement insisté sur la nécessité « d’exploiter les synergies et d’accroitre l’efficacité » des  interventions de la BAD et ses partenaires « dans l’intérêt premier des pays et des populations bénéficiaires. »  La BAD, a-t-il souligné, est « engagée à apporter son appui et à accompagner les efforts des diasporas africaines à contribuer au développement de leur pays d’origine. »

Répondant aux journalistes sur le fonctionnement de ce nouveau fonds, le président Kaberuka a indiqué que ce fonds « n’est pas un fonds de plus, mais un véritable instrument de développement économique »  pour l’Afrique.

Près de 80 ambassadeurs africains, européens, américains et du Moyen-Orient accrédités en France, ont pris part à cette cérémonie au siège du ministère de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire.

Le Groupe de la BAD s’est engagé dans le domaine des transferts de fonds des migrants dès 2006. L’étude conduite par la BAD et financée par la France, présentée à Paris en janvier 2008, a servi de base au lancement de l’initiative « Migration et développement ». Depuis, la demande en direction de la Banque n’a cessé de croître. En octobre 2008, suite à un appel à proposition fait aux institutions de financement de développement par le ministère français de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, la BAD a été retenue et sollicitée pour abriter un nouveau fonds fiduciaire ouvert à plusieurs donateurs, destiné à la mobilisation des ressources et des compétences des migrants africains au service et en appui aux efforts du développement durable menés par leur pays d’origine.