Tirer parti des outils stratégiques d’évaluation environnementale et sociale du développement

21/03/2011
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Une réunion consultative sur l’évaluation stratégique environnementale et sociale s’est ouverte le lundi 21 mars 2011 à Tunis, en Tunisie, sous le coparrainage de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Deutsche Gesellschaft fur Internationale Zusammenarbeit (GIZ). Les échanges ont porté sur l’évolution des outils de l’évaluation dans les organisations internationales et leur utilisation à la BAD. La rencontre marque une étape importante dans l’engagement de la Banque à la Déclaration de Paris et à l’Agenda d’Accra, car elle permet de réunir des experts de terrain pour identifier les tendances et les pratiques dominantes dans ce domaine.

Plusieurs thèmes ont été abordés au cours de la session inaugurale, entre autres, l’importance de l’élément social dans l’évaluation stratégique environnementale et sociale (SESA), le rôle d’une société civile active, la coordination de l’aide, et l’accent sur la SESA comme instrument d’aide à la décision. Dans son exposé, Rémy Paris, de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a expliqué que « le but de la SESA n’est pas de produire de beaux rapports d’évaluation stratégique environnementale (SEA), mais de garantir de meilleures décisions entraînant de meilleurs résultats de développement ». Il a donné des exemples précis sur la manière dont une appréhension cumulée des impacts environnementaux et sociaux a aidé à prendre de meilleures décisions dans des projets en Asie du sud-est.   

Parmi les participants, on notait la présence de grands experts en matière de prise en compte de la SESA, représentant l’OCDE, l’Agence canadienne pour le développement international (ACDI), la Commission des Pays-Bas pour l’évaluation environnementale (NCEA) et la BAD. Des représentants de la société civile de Tunisie et de pays d’Afrique sub-saharienne ont également apporté des contributions actives aux échanges. L’équipe de la BAD était dirigée par Anthony Nyong, chef de la division Conformité et sauvegardes, qui a lancé les discussions.

Le mardi sera consacré à l’adaptation au changement climatique et au rôle que la SESA peut jouer pour un financement plus efficace du développement. Des suggestions ont été formulées pour que la BAD dispense des sessions de formation conjointes SESA avec le réseau de l’OCDE-CAD (Comité d’aide au développement) sur l’environnement et la coopération au développement dans les pays membres régionaux.

L’atelier est coparrainé par la BAD et la Deutsche Gesellschaft fur Internationale Zusammenarbeit (GIZ), précédemment connue sous le sigle GTZ.