Fonds d’investissement climatiques : 50 millions de dollars octroyés au Libéria pour mettre le cap sur les énergies renouvelables

12/11/2013
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Grâce à l’appui de la Banque africaine de développement (BAD), le Liberia s’est vu octroyer 50 millions de dollars EU par les Fonds d’investissement climatiques (FIC), afin de mettre en œuvre un ambitieux Programme d’investissement pour la valorisation à grande échelle des énergies renouvelables dans les pays à faible revenu (dit “SREP” en anglais, pour “Program to Scale up Renewable Energy in Low Income Countries”). Le plan d’investissement du Libéria a été approuvé lors des réunions des instances dirigeantes des CIF, qui ont duré une semaine et qui viennent juste de s’achever.

Le Liberia recourra à ce financement pour conforter son intention d’atteindre 35 % de taux d'électrification d’ici à 2030 – à ce jour, moins de 2 % des citoyens du pays ont accès à l'électricité. L’objectif d’améliorer l'accès à l’électricité table sur des projets d’électricité hors réseau, utilisant de petites centrales hydroélectriques, l'énergie solaire photovoltaïque, la biomasse et les systèmes hybrides.

Dans un premier temps, le pays consacrera 1,5 million de dollars EU du don pour le SREP à la préparation de projet, afin de développer un projet financé par la BAD, intitulé  “Energies renouvelables pour l'électrification de l’Est du Liberia”.

« C’est avec un réel plaisir, que la BAD soutient le Libéria dans cette étape de son processus de transformation », a déclaré Florence Richard-Quintanilha coordinatrice chargée de la préparation du Programme du Libéria à la BAD. Et d’ajouter : « Les pays tels que le Libéria font face à un double défi : ouvrir l’accès à l’énergie, qui fait cruellement défaut, tout en appliquant des solutions appropriées et respectueuses de l'environnement. Nous pensons que les citoyens libériens peuvent tirer parti de ce plan. En effet, nous espérons qu'élargir l'accès à une énergie abordable et sécurisée dans les zones rurales du sud-est aidera à promouvoir le développement dans cette région dévastée par la guerre civile. Ce programme permettra que le pays devienne un modèle pour les autres États fragiles d'Afrique, qui s’emploient à élargir l’accès à l'énergie et à diversifier leurs sources d'électricité grâce aux énergies renouvelables. »

Le programme sera exécuté avec un financement en deux phases. Durant la première, les partenaires chargés de sa mise en œuvre s’appuieront davantage sur l'investissement public, dans le but d’aider à atténuer les risques associés à la situation du pays, à l'absence d'un environnement favorable et approprié pour les projets d’énergie renouvelable alimentés hors réseau, et/ou à de nouveaux modèles commerciaux et technologiques non éprouvés. Lors de la deuxième phase, c’est le secteur privé qui prendra les devants avec l’appui des partenaires au développement, en vue d’étendre le programme en fonction des résultats de la première phase.