Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Liberia, parle des femmes et de la question du genre

07/03/2013
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Question : Madame la Présidente, vous êtes la première femme à avoir été élue à la tête d’un pays africain, dans l’histoire moderne. Vous êtes également lauréate du prix Nobel de la paix, avocate des droits de la femme, et un modèle universel pour les femmes. A l’occasion de la Journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars, quel message souhaitez-vous aujourd’hui adresser aux jeunes et aux femmes d’Afrique ?

Ellen Johnson Sirleaf : Il faut offrir la meilleure éducation possible aux jeunes et aux femmes, une éducation de qualité qui permette d’accroître leur participation, notamment celle des femmes, à tous les niveaux dans notre société, et de veiller à ce que nous devenions plus compétitives au niveau national et régional. Mon message, c’est aussi qu’il faut continuer à investir massivement dans les compétences, dans l’éducation et les capacités, qui feront de l’Afrique une région aussi compétitive que les autres dans le monde.

Question :  A votre avis, les gouvernements africains consacrent-ils suffisamment de ressources à la prise en compte des questions de genre et de statut de la femme dans le développement ?

Ellen Johnson Sirleaf : Non. Je pense que nous pouvons faire davantage. Il y a eu une augmentation notable des ressources pour promouvoir l’égalité entre les sexes. Pour autant, nous ne pouvons pas dire que nous avons atteint les objectifs que nous nous sommes fixés. Même la répartition des aides, qui nous permettrait de connaître les montants des aides octroyées à nos programmes dédiés à l’égalité entre les sexes, peut substantiellement être améliorée. Chaque pays doit donc consacrer davantage encore d’efforts en ce domaine.


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Martin AWIDI - Benin 11/03/2013 20:32
On en dira pas assez pour les questions de genre dans le monde et en Afrique en particulier.L'éducation,c'est bon mais on en suivra d'effets que sur le long terme alors qu'il y beaucoup de femmes non scolarisées aujourd'hui.Je pense que la meilleure politique, pour répondre aux exigences d'aujourd'hui et celles d'avenir,nous devons tenir en respect la formation professionnelle des femmes qui ont aujourd'hui un niveau d'instruction relatif et tendre la perche aux non instruites.Cette politique constitue un marchepied à l'impulsion de leurs prises de décisions dans les ménages et entreprises.Cette impulsion sera un élément moteur à l'obtention d'un fort d'instruites à long terme et par ricochet un grand nombre de femmes dans les instances de décisions à l'échelle nationale et internationale.






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