Reconstitution du Fonds africain de développement (FAD) : Sirleaf souligne l’importance du Fonds et de la BAD pour l’Afrique

17/03/2016
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Présente à la première réunion portant sur la 14e reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (FAD-14), la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf a souligné, jeudi 17 mars, à Abidjan, le rôle important que jouent le Fonds et la Banque africaine de développement en Afrique.

Dans un discours prononcé devant les plénipotentiaires du FAD, Ellen Johnson Sirleaf a tenu à rappeler le soutien important que fournissent le Fonds et la Facilité de soutien à la transition de la Banque au Libéria, ainsi qu’aux pays sortant d’un conflit ou confrontés à des situations de fragilité. Elle a également invité les personnes présentes à la réunion de maintenir leur engagement à soutenir le Fonds africain de développement, le guichet du Groupe de la BAD chargé d’octroyer des prêts concessionnels.

« Au nom de la majorité de nos nations, a-t-elle déclaré, je tiens à déclarer que le soutien du FAD est cher à nos cœurs ». La Banque s’est avérée un instrument efficace, crédible et pertinent, qui soutient nos aspirations à faire émerger des communautés et des sociétés résilientes et à changer la vie de nos populations ».

L’ex-prix Nobel de la Paix a reconnu que les négociations du FAD-14 se déroulent alors que le monde entier est confronté à de nombreux défis –ralentissement économique dans les marchés émergents, chute des prix des produits de base, impacts du changement climatique et réchauffement de la planète, et menaces d’ordre sécuritaire.

Et d’ajouter que les nombreux engagements récents sur le plan international, comme l’adoption des Objectifs de développement durable (ODD), le Plan d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement, l’Agenda 2063 de l’Union africaine et l’Accord de la COP21 sur le changement climatique contribueront fortement à assurer le développement durable de l’Afrique.

« En réactivant une relation de longue date par le biais du Groupe de la Banque dès que notre conflit a pris fin en 2003, le Fonds africain de développement a établi un partenariat solide et efficace avec le Libéria », a déclaré Ellen Johnson Sirleaf.

Et d’ajouter : « Dans la situation de post-conflit et d’extrême fragilité à laquelle faisait face le Libéria, la Banque s’est mise en relation avec d’autres partenaires au développement pour soutenir le réengagement de notre pays auprès de la communauté financière internationale. Ceci a conduit en 2010 à l’apurement des arriérés de dettes, avec l’octroi d’un allègement issu de l’initiative PPTE d’un montant de 4,6 milliards de dollars, dont 237 millions de dollars venant de la BAD elle-même ».

Mais le soutien de la BAD ne s’est pas arrêté là. La Banque a transformé la vie des Libériens, en finançant des projets routiers et d’infrastructures, la fourniture d’électricité et l’amélioration des services d’eau et d’assainissement.

« J’ai vu la joie indicible qui éclate lorsqu’une nouvelle route atteint un village isolé et que les habitants voient des véhicules circuler dans leur petite commune pour la première fois de leur vie », a dit Ellen Sirleaf. « Cela nourrit l’espoir, et l’espoir permet de garantir la paix ».

La façon dont la Banque a riposté lorsque s’est déclarée l’épidémie du virus d’Ébola, qui a coûté la vie à plus de 4  800 Libériens, a été grandement appréciée, a poursuivi la présidente Sirleaf. « Nous avons perdu 180 agents de santé dans cette épidémie, une perte qui aggrave les capacités déjà faibles dans le secteur. La Banque a répondu à nos besoins avec rapidité, souplesse et avec un enchaînement adéquat dans ses interventions, contribuant ainsi à protéger les acquis de développement réalisés au cours de la dernière décennie, dont la perte aurait pu rendre autrement difficile la mise en œuvre efficace des objectifs de développement durable. Grâce à l’appui substantiel de nos partenaires, et de la BAD notamment, nous avons réussi à enrayer l’épidémie ».

« J’ai parfaitement conscience des défis financiers qui se présentent actuellement dans beaucoup de nos pays, a conclu Sirleaf. Pourtant, nous nous trouvons à un tournant, où des occasions en or se présentent –  une chance qui, avec un peu d’efforts, peut créer un cercle vertueux de croissance inclusive, de paix et de stabilité en Afrique, ainsi que la paix universelle, la croissance et la prospérité dans ce monde qui nous appartient à tous. Ensemble, créons donc les conditions appropriées pour assurer le succès des ODD, en Afrique tout particulièrement. »