L’intégrité : Une valeur fondamentale de la BAD

14/12/2012
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Le Premier Vice-Président du Groupe de la banque africaine de développement (BAD), Emmanuel Ebot Mbi, a clos, jeudi 13 décembre 2012, les trois journées  marquant la célébration de la journée internationale de la lutte contre la corruption organisées par le département de l’intégrité et de la lutte contre la corruption (IACD) sous le thème « l’intégrité compte ».

La rencontre a consisté en un forum d’échanges et d’apprentissage pour les participants venus de l'Angola, la Côte d'Ivoire, l'Égypte, l'Éthiopie, le Ghana, le Kenya, le Malawi, le Nigeria, le Sénégal, l'Afrique du Sud et la Tanzanie. Parmi eux, des représentants d'organisations multilatérales et internationales intervenant dans le domaine de la surveillance et de la lutte contre la corruption, la Banque islamique de développement, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) et le personnel de la Banque (siège et bureaux de terrain).

Le but de la rencontre était de parvenir à une position conjointe contre la fraude, la corruption et autres irrégularités. La nature systémique de la corruption a ainsi été soulignée ainsi que la nécessité d'une stratégie à plusieurs volets.

Des mesures concrètes ont été adoptées pour renforcer le programme anti-corruption de la Banque et plus précisément la promotion de la culture de l’intégrité par l'identification et l'évaluation des facteurs de sa préservation et la réduction des risques. Pour ce faire, la coordination entre les fonctions de contrôle doit être renforcée, ainsi qu'entre le siège et les bureaux extérieurs. Les parties ont également examiné les possibilités de protocoles d'entente entre la Banque et les organismes de surveillance nationaux et internationaux de lutte contre la corruption des pays ayant pris part à la rencontre. Il s’agit notamment de l'Autriche, la Belgique, le Cameroun, l'Égypte, l'Éthiopie, le Ghana, le Malawi, le Nigeria, l'Arabie saoudite, Sénégal, Sierra Leone, Afrique du Sud, la Tunisie, l’Ouganda, et le Royaume-Uni.

La stratégie de décentralisation de la Banque et la matrice de délégation d’autorités qui fournit plus de pouvoirs et de responsabilités au personnel des bureaux extérieurs ont également été au centre des discussions, et plus particulièrement les implications de la décentralisation sur les risques fiduciaires et les questions de passation des marchés.

Les experts des organisations multilatérales (OLAF, UNODC, BID) ainsi que des organismes nationaux de surveillance du Nigeria, du Ghana et de la Tunisie se sont concertés sur le meilleur moyen de travailler ensemble pour endiguer le fléau de la corruption.

Sur un plan plus global, les panélistes ont mis l’accent sur la nécessité d'optimiser le réseau des organisations en utilisant des approches de collaboration, notamment par la coordination des activités de prévention et de partage de l'information entre la Banque, les institutions nationales, les banques multilatérales de développement et les partenaires bilatéraux et le renforcement des alliances stratégiques dans les pays membres régionaux pour mettre en place une coalition internationale contre la corruption.

Les outils de prévention existant dans les différents départements de la Banque ont été examinés de même que le nouveau régime de sanctions de la Banque.

« L'intégrité demeure l'une des valeurs fondamentales de la Banque. » a conclu le Vice-Président de la Bad. « Nous attendons avec impatience le jour où l'intégrité, la transparence et la reddition de comptes seront tenus pour acquis dans notre continent et ailleurs. »