MapAfrica : la BAD veut institutionnaliser le géocodage

21/05/2014
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Mercredi 21 mai 2014, à l’occasion de ses assemblées annuelles à Kigali, au Rwanda, la Banque africaine de développement (BAD) a lancé MapAfrica – une plate-forme en ligne interactive, qui offre aux citoyens, fonctionnaires de l’Etat et donateurs, la possibilité de suivre les investissements dans les projets de développement que finance la BAD. L’initiative MapAfrica s’appuie sur le partenariat existant entre AidData et la BAD pour géocoder leurs projets en cours, dont certains datent de 2002, jusque 2013 (excepté les investissements d’appui budgétaire et de renforcement institutionnel), en localisant précisément les différentes activités de développement. Ces données géocodées seront un volet important de la plate-forme MapAfrica, destinée à offrir une vue d’ensemble sur qui finance quoi et où, puis sur les résultats des projets spécifiques par la suite.

Les utilisateurs de la plate-forme MapAfrica pourront filtrer les projets par pays, par secteur et par année.

Pour obtenir différents aperçus du portefeuille de projets de la BAD, les utilisateurs peuvent visualiser l’ensemble des projets au sein d’un même pays en sélectionnant des cartes de pays individuelles, ou choisir le site d’un projet sur une carte, afin de voir tous les autres sites associés au projet à travers le pays.

Grâce à ces options de filtrage, décideurs et citoyens seront à même de mieux saisir l’envergure de la mise en œuvre d’un projet et la répartition géographique des fonds alloués  au développement. L’ergonomie de la plate-forme inclut également diverses couches de données permettant aux utilisateurs de consulter sur des cartes les indicateurs socioéconomiques spécifiques à chacun des pays, ainsi que les sites de mise en œuvre des projets.

Afin de tirer pleinement parti des avantages du géocodage des données de financement du développement, il faut aller au-delà du seul exercice de cartographie et tenir compte de la viabilité de ces initiatives sur la durée.

La BAD œuvre en ce sens, en s’alliant à AidData afin d’identifier les meilleures approches pour systématiquement intégrer le géocodage dans les processus internes à la BAD. Par exemple, la BAD incorporera des domaines du géospatial – conformément aux normes actualisées de l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide – dans ses processus internes de saisie et de communication des données. Un “widget” géospatial, qui sera développé avec AidData, réduira la charge liée à la communication des informations géospatiales et d’autres données de projet.

L’engagement de la BAD à formaliser le géocodage dans ses procédures à long terme marque une innovation significative, qui répond à son approche fondée sur les résultats. La création de cette infrastructure de géocodage et la publication des données sont deux étapes importantes pour boucler la boucle de rétroaction, car elles permettent aux citoyens d’étudier et d’évaluer l’impact perçu des activités de l’aide. Cela offre l’opportunité d’un dialogue entre les acteurs sur le terrain et les donateurs qui mettent en œuvre et gèrent les projets, tout en permettant à la BAD de tirer des enseignements et d’améliorer la qualité de ses projets.

Les utilisateurs peuvent identifier les activités grâce à des points de localisation sur la carte et donner directement leur avis à travers la plate-forme.

A l’heure où la BAD compte renforcer son engagement avec la société civile, MapAfrica pourrait évoluer et devenir un canal de communication crucial, grâce auquel la BAD pourra recueillir des avis sur ses activités et en tenir compte dans le cycle de ses projets.

Pour de plus amples informations, visionnez la vidéo sur la plateforme MapAfrica  et continuez d’en suivre le développement au fil des mois à venir, ainsi que le travail de géocodage d’AidData avec la BAD.