Médiation auprès de la société civile : atelier de sensibilisation en Egypte

18/12/2008
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Un séminaire de l’Unité de vérification de la conformité et de médiation (CRMU) de la BAD, à l’intention des membres de la société civile, organisé conjointement avec le bureau Egypte de la BAD et Better Life Association for Comprehensive Development (BLACD) un organisme communautaire dont le siège se trouve dans la province de Minia, en Égypte, a eu lieu les 17 et 18 décembre 2008, au Caire. M. Khushhal Chand Khushiram, représentant résident de la Banque en Égypte,  a ouvert le séminaire et fait un bref exposé aux participants sur l’appui de la Banque à l’Égypte, avant de leur donner l’assurance que la Banque accorde un rôle primordial à la société civile dans la mise en œuvre de ses projets et de ses politiques. Mme Almaz Amine, l’experte en charge des opérations nationales, a présenté les projets et les dons d’assistance technique de la Banque dans le pays. M. Per Eldar Sovik, directeur de CRMU, a présenté le Mécanisme indépendant d’inspection (IRM) et répondu à plusieurs questions des participants, portant essentiellement sur les voies et moyens de rendre l’IRM efficace et accessible aux collectivités locales directement affectées par les projets financés par la BAD. Mme Adila Abusharaf, chargée de conformité principale, a présenté la stratégie de sensibilisation de CRMU et le kit communautaire que l’Unité est en train de concevoir pour son prochain programme d’information communautaire.

M. Maher Boshra, directeur du BLACD, a présenté l’expérience de l’association en matière d’habilitation ; en effet, cette association a renforcé l’autonomie des petits pêcheurs et pêcheuses, en les aidant à mieux gérer les ressources tirées de leurs activités et en générant des revenus dans différentes provinces d’Égypte. Les grands outils de sensibilisation utilisés par l’association sont, entre autres, les réunions d’évaluation des besoins, les communiqués d’intérêt général et les documentaires. Venus de Minia, Alasmaylia, Alexandrie, Dimiatti, Gina, Suez, Halwan et du Caire, les trente participants représentaient les collectivités locales et les ONG basées dans des zones couvertes par les projets de la Banque. Ils ont félicité la Banque d’avoir créer l’IRM, comme un instrument qui peut contribuer à combler le vide laissé par les mécanismes nationaux de recours, qu’on doit encore renforcer pour dédommager les populations victimes des effets négatifs des projets de développement. Ils ont estimé que ce mécanisme constituait un moyen d’inciter la société civile à aligner ses points de vue sur ses actions pour assurer un suivi et une réaction systématiques, chaque fois qu’il se trouve que les évaluations de l’impact social et environnemental des projets sont défavorables et que les moyens de subsistance des populations vivant dans la zone des projets sont menacés. Ci-après quelques-unes des principales recommandations des participants : CRMU devrait continuer à organiser des séminaires d’échange d’informations et des séances de renforcement des capacités à l’intention des membres de la société civile, et utiliser du matériel de démonstration pratique pour permettre aux communautés peu instruites de mieux comprendre l’IRM.

De plus, CRMU a été priée de fournir des informations sur les projets financés par la Banque aux membres de la société civile avant leur approbation par la Banque, afin de permettre aux ONG de discuter de leurs problèmes avec la Direction de la Banque ou le bureau extérieur de la Banque dès que possible, ou d’adresser leurs plaintes à CRMU pendant qu’il est encore possible d’améliorer la conception des projets. Enfin, ils ont suggéré que CRMU diffuse les meilleures pratiques et les cas rencontrés dans d’autres pays africains.