Maroc: Prêt BAD pour le financement du projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de la zone côtière Rabat–Casablanca

12/05/2010
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Tunis, le 12 mai 2010- Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, le 12 mai 2010 à Tunis, le projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de la zone côtière Rabat –Casablanca, au Maroc.

Le projet, dont le coût s’élève à 221,31 millions d’unités de compte (environ 334 millions USD) , nécessitera un délai d’exécution de 48 mois (2010-2013).

Le projet consiste au renforcement de l’approvisionnement en eau potable des villes situées sur l’axe Rabat-Casablanca (Rabat, Casablanca, Tamesna, Témara, Mohammedia, Bouznika, Benslimane), ainsi que des centres urbains et ruraux avoisinants, qui connaissent un développement urbain et touristique important. Il vise à garantir les besoins en eau potable de ces zones jusqu’à 2030.

Le projet s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie nationale de l’eau au Maroc à travers son premier levier relatif à la satisfaction des besoins en eau et l’accompagnement du développement socio-économique du pays. Il a été conçu sur la base des besoins prioritaires retenus par l’Office national de l’eau potable (ONEP), dans le cadre de son Contrat Programme avec l’Etat marocain pour la période (2008-2010).

Le projet comprend une partie «production» avec une station de pompage, une conduite de refoulement des eaux brutes et une station de traitement, et une partie « transport » avec une conduite d’adduction des eaux traitées et permettra de renforcer le système de production et d’adduction en eau potable pour une zone qui connaîtra une saturation de son système actuel d’approvisionnement en eau potable à partir de l’horizon 2013. Les deux parties du projet ont fait l’objet d’études d’avants projets sommaires et détaillés ainsi que des études d’impact sur l’environnement.

Le projet bénéficiera en priorité aux populations des villes concernées et des centres urbains et ruraux avoisinants. En matière d’adduction, il assurera le renforcement et l’amélioration de la quantité et de la qualité de l’approvisionnement en eau potable d’environ 5 millions de personnes dès 2014 (dont environ 700 000 en milieu rural), et donnera les moyens à l’ONEP en tant que producteur et distributeur, et aux opérateurs privés «LYDEC et REDAL» en tant que distributeurs, d’accompagner l’évolution de la demande des populations des zones concernées jusqu’en 2030. A cet horizon, la population concernée dépassera 8 millions d’habitants, dont environ 1 million en milieu rural.

L’accélération de la mise en oeuvre du projet s’explique surtout par les difficultés d’accès à l’eau potable rencontrées au niveau de certains quartiers de Casablanca courant l’été 2009. Le choix de l’ONEP de proposer à la Banque de participer au financement de ce projet s’explique essentiellement par l’expérience de la Banque et son avantage comparatif prouvé dans la mise en oeuvre de ce type de projet (avec des opérations assez urgentes qui touchent des moyennes et des grandes agglomérations). Cet avantage s’est bien illustré dans la mise en oeuvre des derniers projets financés par la Banque dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement au Maroc.

Le projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de la zone côtière Rabat – Casablanca au Maroc est techniquement réalisable, financièrement rentable et économiquement viable et comporte d’importants avantages socio-économiques. Les mesures de mitigation des risques du projet ont été prises en compte dans le projet afin de garantir sa durabilité sur le plan environnemental et social. Ce projet est une contribution importante de la Banque aux efforts du gouvernement marocain visant à fournir, de façon durable, l’eau potable à toute la population urbaine et rurale du Royaume.