Les Banques multilatérales de développement promettent de mieux collaborer pour un développement mondial

28/02/2013
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Réunis à Washington D.C., le 25 février 2013, les dirigeants respectifs de la Banque africaine de développement (BAD), la Banque européenne de développement (BED), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la Banque interaméricaine pour le développement (BID), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) se sont engagés à améliorer leur collaboration en faveur des efforts de développement.

Tous ont mis l’accent sur l’importance d’efforts concertés pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en 2015, destinés à mettre fin à la pauvreté et à la faim, à faciliter un plus large accès à l’éducation, aux soins de santé, à l’égalité de genre, ainsi qu’à asseoir les bases d’une  croissance durable et équilibrée.  

« Rien n’est plus important qu’assurer aux jeunes un bon départ dans la vie. Nous voulons faire de l’année 2015, une année où les enfants auront accès à l’éducation de base, les mères aux soins de santé primaires, les ménages à l’eau et l’assainissement, les filles à l’éducation, au travail, et à la participation aux affaires communautaires. Nous veillerons à ce que ces acquis soient soutenus de façon permanente après 2015 », a déclaré Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement.

Les dirigeants des institutions ainsi réunis ont réaffirmé leur soutien sans faille et leur collaboration au processus mis en place par les Nations Unies pour définir un cadre de développement post-2015, confirmant ainsi leur appui à une approche intégrant le concept d’un développement économique, social et environnemental durable. Notant que les acquis récents en matière d’indicateurs sociaux risquent d’être menacés en l’absence d’un plan de financement à long terme, ils ont reconnu la nécessité d’une collaboration accrue pour mettre en place les conditions propices à un investissement à long terme et  le renforcement des bases de la croissance. Ils ont également souligné le rôle crucial du financement du développement, d’un appui pérenne à l’aide au développement, de l’investissement dans le secteur privé, du renforcement de la mobilisation et de la gestion des ressources locales ainsi que des institutions nationales. Indiquant leur souhait de voir se renforcer les capacités des gouvernements en matière de statistiques, ils espèrent  l’instauration de meilleures politiques, par l’acquisition, par exemple, de techniques de pointe dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités, et l’intégration des données sur les ressources naturelles dans les prises de décision.   

« Nous sommes à un moment critique où, grâce à la collaboration, nous parviendrons à changer le cours de l’histoire en mettant fin à la pauvreté absolue, en contribuant à un meilleur partage de la prospérité, et en  définissant un modèle de croissance qui démontre notre attachement  à notre planète et ses habitants », a déclaré Jim Kim, président du Groupe de la Banque mondiale.

« En  ces moments de difficultés économiques, nous ne pourrons attendre nos objectifs qu’en travaillant main dans la main. Nous allons travailler avec tous nos partenaires afin d’atteindre nos objectifs de façon innovante et par un travail consciencieux. La société civile, le monde des affaires et les gouvernements sont appelés à œuvrer ensemble. L’objectif de nos institutions est d’instaurer une atmosphère propice à un dialogue franc et des solutions imaginatives pour le développement », a conclu Luis Alberto Moreno, président de la Banque interaméricaine de développement.

Les enjeux de croissance inclusive, d’environnement durable et de financement à long terme concernent tous les pays - pauvres et riches. Aussi, les dirigeants des institutions concernées ont-ils accepté l’analyse faite par le G-20 et le G-8, s’engageant à encourager leurs institutions à rechercher et  à identifier des solutions à ces problématiques pressantes. En effet, les pays en développement ont un rôle important à jouer dans le long terme, dans les solutions aux problèmes posés par la croissance, l’environnement et l’emploi, et qui concernent le G20. Les dirigeants de ces institutions ont réaffirmé leur engagement à faire entendre clairement la voix des pays en développement.

« Les très grands écarts en matière de financement du développement démontrent l’impérieuse nécessité de rechercher de meilleurs moyens pour stimuler l’investissement. Les crises économiques récentes qui  ont accentué les risques de l’augmentation de la  pauvreté signifient que nous devons à tout prix renforcer la stabilité macroéconomique, bâtir des systèmes financiers robustes et transparents »,  a déclaré Min Zhu, directeur adjoint du Fonds monétaire international.

Les dirigeants de ces Banques ont promis de promouvoir l’excellence dans la gestion et l’administration de leurs Institutions respectives. Pour ce faire, ils ont échangé leurs expériences dans les changements organisationnels, et réitéré leur engagement à respecter les normes les plus hautes au service de leurs clients, l’excellence dans les méthodes de recrutement, le développement professionnel et la collaboration avec les autres Banques.  

« Les défis de développement auxquels nous sommes confrontés tant au niveau mondial que national prennent une telle ampleur que nous devons travailler main dans la main. Il ne s’agit pas seulement de ressources financières, mais aussi de faire en sorte d’offrir les meilleures expertises possibles, les meilleurs experts possibles, et les meilleurs modèles de coopération possible à nos pays clients. Ils n’en attendent pas moins de nous, et nous entendons être à la hauteur de leurs attentes », a lancé Suma Chakrabarti, président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement .