Le ministre nigérien de l’économie et des finances en visite à la BAD

10/10/2008
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Le président Donald Kaberuka, a reçu en audience, mardi à Tunis, le ministre nigérien de l’économie et des finances Ali Mahaman Lamine Zeine accompagné d’une forte délégation officielle. Lors de sa visite de travail d’une journée, M. Zeine, qui est également gouverneur de la BAD pour le Niger, a discuté avec ses interlocuteurs sur les modalités d’un prêt de 40 millions d’UC (environ 30 milliards de FCFA) destiné au financement du barrage de Kandadji. A l’issue des négociations avec ses interlocuteurs à la Banque, la partie nigérienne et l’institution ont signé, dans le bureau de l’administrateur pour le Niger M. Frédéric Korsaga, un document qui ouvre la voie à la transmission, fin octobre, de la demande de prêt au conseil d’administration de la BAD. «Le barrage de Kandadji est un projet important pour le Niger autant par son volet agricole qui va contribuer aux efforts du pays dans sa quête de l’autosuffisance alimentaire que par sa dimension hydroélectrique qui va renforcer l’indépendance énergétique», a déclaré le directeur des opérations Afrique de l’Ouest A, Janvier Litsé. «Ce sont ces enjeux importants qui ont amené la banque à s’engager très activement aux côtés du Niger pour la réalisation de ce projet phare», a-t-il ajouté. La BAD a manifesté son soutien à la volonté du Niger de construire le barrage de Kandadji en prenant une part active à la table ronde des bailleurs de fonds sur le financement du projet organisé en 2007 à Djeddah, en Arabie Saoudite. La banque a par ailleurs été représentée par M. Modibo Touré, directeur de cabinet du président Kaberuka, lors de la pose de la première pierre du barrage, le 3 août dernier. La contribution de la Banque à la réalisation du barrage de kandadji vient conforter le dynamisme du partenariat entre la BAD et le Niger. Principal partenaire technique et financier du pays, la Banque a en effet financé entre 1970 et 2008 63 opérations au Niger soit une enveloppe de 290 milliards de FCFA (équivalent à 360 millions d’UC) auxquels s’ajoutent près de 100 autres milliards de FCFA qui seront consacrés, à terme, aux différentes annulations de la dette du pays.


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