« Il est vital d’intégrer les bourses de valeurs africaines, » souligne un panel de discussions

28/05/2015
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Des membres du panel de discussion sur les bourses africaines ont invité  les pays d’Afrique à soutenir l’intégration des marchés de capitaux sur le continent. C’était en marge des 50èmes Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), qui se sont déroulées à Abidjan, du 25 au 29 mai 2015.

Cette considération a été soulevée au cours des discussions, autour du thème « Les bourses de valeurs africaines : état des lieux.»

L’amélioration des connaissances financières et de meilleures perspectives de retour sur les investissements encourageront la participation d’un nombre toujours plus accru d’investisseurs privés nationaux.

Les membres du panel ont soutenu que les échanges intra-africains engendreront une liquidité plus abondante, un élément essentiel aux échanges, permettant ainsi la mise à disposition de titres à un nombre plus important d’investisseurs. 

En outre, la taille limitée des marchés boursiers africains et l’absence de liquidités constituent deux obstacles de taille pour les investisseurs étrangers cherchant à investir dans la région.

« Il est primordial d’augmenter la liquidité des marchés financiers et de développer davantage de produits financiers. Nous sommes convaincus que les marchés financiers ne pourront pas obtenir de bons résultats s’ils restent fragmentés », a affirmé Edoh Kossi Amenounve, membre du comité exécutif de l’Association des bourses africaines (ASEA).

Les participants ont également attiré l’attention sur trois éléments fondamentaux du secteur financier, en l’occurrence, la profondeur, la transparence et l’accessibilité des marchés de capitaux.

En tant que vecteur du financement d’investissements à long terme et de la diversification des sources de financement, les marchés de capitaux renforcent l’économie globale et la rendent plus résistante face aux chocs économiques.

«Le caractère exigu des (différents) marchés de capitaux ne reflète pas la taille de l’économie. Nous manquons des occasions de financer certaines entreprises, pourtant prometteuses », a indiqué Uche Orji, Directeur général du Fonds souverain nigérian.

Il a par ailleurs indiqué que la plupart des entreprises ont encore recours aux emprunts bancaires pour financer leurs investissements, une solution somme toute onéreuse.

« Une régulation appropriée des places boursières s’avère nécessaire », a t-il affirmé.

Les participants ont également signalé que les acteurs des marchés de capitaux membres du panel de discussion peuvent améliorer le partage de risques et l’efficience avec laquelle le capital est alloué à l’économie réelle, stimulant ainsi la croissance économique et le bien-être. Néanmoins, malgré ces avantages potentiels, tous les pays ne disposent pas de marchés de capitaux bien développés.

Frannie Leautier, directrice générale du fonds de placement privé Mkoba a notamment fait remarquer que les petites et les moyennes entreprises rencontrent encore aujourd’hui des difficultés à mobiliser des ressources en recourant aux marchés de capitaux.

Néanmoins, Frannie Leautier a invité les gouvernements à accompagner les petites entreprises en créant des véhicules de titrisation spéciaux leur permettant de recourir aux marchés de capitaux. De surcroît, les gouvernements peuvent également soutenir les petites entreprises en offrant des garanties. 

Bien que le nombre de bourses de valeurs ait progressé sur l’ensemble du continent, seules quelques-unes, principalement la Bourse de Johannesburg, sont actives et bien développées.

La capitalisation boursière reste faible et, à l’exception du Nigéria et de l’Afrique du Sud, toutes les bourses de valeurs subsahariennes se signalent par un nombre relativement faible d’entreprises cotées en Bourse. 


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