BAD : Des outils pour bien capter la qualité de la croissance inclusive

28/05/2013
Share |

L’inclusion économique, l’inclusion sociale, l’inclusion spatiale et l’inclusion politique sont les quatre paramètres clés pouvant être utilisés dans la supervision d’une croissance inclusive, condition sin ne qua non à la réalisation de l’objectif de transformation structurelle de l’Afrique.

Évoquant différents outils lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) le 27 mai  à Marrakech, l'économiste en chef du Groupe de la Banque et Vice-président, Mthuli Ncube, a déclaré que les outils jouaient un rôle prépondérant dans l’amélioration de la qualité de la croissance économique des pays africains.  

Pour lui, la croissance économique rapide enregistrée par de nombreux pays africains ces dernières années n'avait pas abouti à une réduction significative de la pauvreté, pas plus qu'elle n'avait contribué à bâtir l’égalité sociale.  

Les experts de la BAD ont mentionné le cas de l’année 2010, au cours de laquelle six des dix pays les plus inégalitaires du monde se trouvaient en Afrique, alors même que le continent abritait un nombre croissant de pays ayant connu la plus forte expansion économique au cours de la dernière décennie.  

Par conséquent, on assiste à la naissance d’un consensus prônant le caractère « inclusif » de la croissance économique en Afrique, et plus généralement dans les pays en voie de développement.  L’ ’objectif étant d'éviter le type de soulèvement qui s’est produit au Moyen-Orient et en Afrique du Nord en 2011, connus sous le nom de « Printemps arabe ».

D’après Ncube, le terme « croissance inclusive » désigne une « croissance économique offrant un plus grand nombre d’opportunités socio-économiques durables à une part plus conséquente de populations, de régions ou de pays, tout en protégeant les personnes vulnérables, le tout dans un environnement de justice, d'équité et de pluralisme politique ».