« Le partenariat et l’effet de levier constituent le modèle de soutien pour la transformation de l’Afrique », estime le président Donald Kaberuka

14/04/2014
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Le président de la BAD Donald Kaberuka et le président d'Africare Darius Mans (de droite à gauche)

La Banque africaine de développement (BAD) et Africare ont signé, le 12 avril à Washington,D.C. un protocole d’accord de cinq ans.

S’exprimant au cours de la cérémonie qui s’est tenue en marge des réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI - lors d’un sommet financé par la BAD sur la création d’opportunités pour l’Afrique - le président de la BAD, Donald Kaberuka, a indiqué que « le partenariat et l’effet de levier constituent de plus en plus le modèle de soutien pour la transformation de l’Afrique ».

« En tant que défenseur officiel du développement africain, nous avons entre autres pour tâche, à la Banque, de pousser les autres à agir. C’est pourquoi nous soutenons des partenariats tels que ceux-ci dans l’ensemble du secteur public, du secteur privé et de la société civile.

« Ce partenariat renforcera la capacité de la Banque à adopter une optique axée sur la population lorsqu’elle conçoit ses programmes et ses projets », a-t-il ajouté.

La BAD apprécie l’expérience de 45 ans d’Africare et sa présence dans 36 pays. Africare est la plus grande et la plus ancienne ONG mondiale se consacrant exclusivement au développement africain. La BAD et Africare travaillent ensemble depuis 2003. Les deux organisations voient des synergies particulières dans des domaines comme l’aide aux petits agriculteurs et éleveurs pour développer leur capacité de résistance, ainsi que l’amélioration des rendements, des revenus et des pratiques d’alimentation pour accroître la sécurité alimentaire.

« Il existe de nombreux domaines de chevauchement entre nos activités et celles de la première institution de financement du développement en Afrique », a expliqué Darius Mans, président d’Africare. « La focalisation de la Banque sur les infrastructures, par exemple, peut être renforcée à travers les consultations communautaires et les évaluations d’impact social que nous menons pour des projets d’infrastructure. »

La BAD et Africare partagent par ailleurs une expérience considérable dans l’élaboration de solutions au défi que représente le chômage des jeunes en Afrique, et dans les activités qu’elles mènent dans des pays en situation de fragilité.