PIDA : l’atelier élabore un plan pour la réalisation des objectifs de l’Union africaine et de la Communauté économique africaine pour le développement

04/08/2010
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Pida photo

Addis-Abeba, le 29 juillet 2010 - L'atelier de lancement du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA) s'est tenu à Addis-Abeba, en Ethiopie les 29 et 30 juillet 2010. Il avait  comme objectif de réunir un consensus autour des étapes à suivre pour que les infrastructures transfrontalières de développement favorisent la mise en œuvre du Traité de l'Union africaine d'Abuja et la création d'une Communauté économique africaine d'ici 2030.

L'atelier a capitalisé sur le succès du lancement politique et médiatique du PIDA organisé lors du Sommet de l'Union africaine du 24 juillet 2010 à Kampala, en Ouganda. A cette occasion, des dirigeants de très niveau, entre autres le président sud-africain Jacob Zuma, ont réaffirmé le rôle important que les infrastructures régionales doivent jouer dans la promotion du commerce et de l’intégration économique. Les chefs d'Etat ont également pris l’engagement solennel de renforcer la mise en place des infrastructures régionales en Afrique.

Sous la présidence du commissaire de l’Union africaine aux infrastructures et à l'énergie, Elham Ibrahim, les participants de l'atelier, comprenant des parties prenantes et des investisseurs, ont réaffirmé leur soutien à l'initiative et analysé avec soin le rapport initial. Ils ont adopté une motion affirmant que
« les communautés économiques régionales, les États membres, les institutions spécialisées et les partenaires au développement de l'Afrique soutiennent sans réserve l'initiative du PIDA et sont prêts à participer à son développement et à sa mise en œuvre ».

Le PIDA est une initiative de la Commission de l'Union africaine (CUA), de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’organisme de planification et de coordination du Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Il couvre 4 secteurs clés : l'énergie, les transports, les technologies de l'information et de la communication (TIC), et les eaux transfrontalières. L'initiative sera exécutée en deux grandes phases : la phase d'étude et la phase de mise en œuvre des résultats de l'étude.

L'objectif principal de PIDA est de maximiser les efforts et l'utilisation des ressources, et de permettre aux parties prenantes africaines de parler d'une seule voix, sur la base d'un programme commun et d’une vision commune pour le développement des infrastructures régionales.

Les objectifs spécifiques du PIDA sont de permettre aux décideurs africains :

  • De concevoir et mettre en œuvre un cadre stratégique pour le développement des infrastructures régionales et continentales (énergie, transports, technologies de l’information et de la communication, eaux transfrontalières), en se fondant sur une vision du développement, des objectifs stratégiques et des politiques sectorielles ;
  • D’élaborer et de mettre en œuvre un programme de développement de ces infrastructures, organisées par priorités. L’exécution se fera en phases à court, moyen et long terme ;
  • De préparer une stratégie et un processus de mise en œuvre de ce programme, avec un plan d'actions prioritaires.

Les résultats de la mise en œuvre de la phase d'étude du PIDA comprennent :

  • Les politiques sectorielles ;
  • Les programmes et projets d’infrastructures régionales et continentales;
  • Les plans d'actions prioritaires
  • Les plans de financement et les processus de suivi-évaluation.

L'horizon temporel de planification envisagé par le PIDA est 2030, avec une étape de court terme ou plan d'actions prioritaires 2010-2015 ; une étape de moyen terme 2016-2020, et une étape de long terme 2021-2030.

Le budget total pour l'étude de PIDA est estimé à € 7,781 millions d’euros, sur une durée de dix-huit mois. L’étude devrait donc être terminée fin 2011.

Les différents organes de gouvernance de l'étude sont déjà en place. Les études sectorielles du PIDA ont pratiquement démarré le 20 mai 2010 à la suite du processus de sélection des cabinets et de la signature d'un contrat avec un consortium de cabinets de consultants dirigé par la SOFRECO. Une série de réunions et d'ateliers de validation aura lieu tout au long de la mise en œuvre de l'étude, pour permettre aux parties prenantes africaines de suivre l'avancement des études, d’y apporter des contributions importantes, et de s’approprier progressivement le PIDA.

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