« Pour gagner l’Afrique doit innover », déclare le président de la BAD au Sénat français

06/12/2013
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« La technologie n’a aujourd’hui plus de frontières. Elle est présente aux fins fonds de l’Afrique, mais cela ne suffit plus : pour gagner, l’Afrique doit miser sur l’innovation. » C’est le message principal délivré, le  5 décembre à Paris, au Sénat français, par le président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka. Il s’adressait aux lauréats africains du Forum Afrique « 100 innovations pour un développement durable », organisé dans le cadre du Sommet de l’Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique qui se tient les 6 et 7 décembre 2013 dans la capitale française.

A la veille du Sommet de l’Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique, le président Kaberuka, convié au Palais du Luxembourg pour participer à une réception privée au Sénat, en présence d’élus  et d’investisseurs, a ainsi encouragé l’entreprise africaine à faire preuve d’innovation.

Organisé à l’initiative du ministre délégué au développement français, Pascal Canfin, avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD), le Forum Afrique  «  100 innovations pour un développement durable »’’ est destiné à assurer la promotion de porteurs d’innovations africains.

A cette occasion, 100 innovations sur 830 candidatures reçues en deux mois,  ont été présentées.  Elles portaient  sur de nombreux domaines de la vie quotidienne : la santé, l’environnement, l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’éducation, l’égalité homme-femme, les nouvelles technologies,  l’appui aux entreprises, etc.

La sélection des dossiers a été réalisée par l’AFD puis par un jury de trois personnalités, acteurs du développement. Sur les 100 innovations retenues, 21 ont été mises en valeur.

Ingéniosité des jeunes africains

L’évènement a démontré l’ingéniosité des jeunes africains. « Je tiens particulièrement à féliciter et à remercier les lauréats porteurs de projets innovants », a précisé Donald Kaberuka. Mais cette manifestation  ne doit pas masquer les lacunes et les défis du continent en matière de recherche et de développement. Le taux de scolarisation dans l’enseignement supérieur n’est que de 6% en Afrique, contre 25% dans les autres pays en développement, a rappelé le président de la BAD.

« L’Afrique a une fenêtre d'opportunité unique pour bénéficier du dividende démographique, en offrant à sa population jeune - environ  200 millions de personnes aujourd’hui  et en croissance rapide -  les compétences critiques pour stimuler la créativité et l’innovation », a  souligné  Kaberuka.