Le président Kufuor demande assistance pour mettre fin à la dépendance des pays envers l’aide au développement - « Mettre fin aux indignités liées à l’aide grâce au renforcement social et économique des pays récipiendaires »

04/09/2008
Share |

Le président Kufuor demande assistance pour mettre fin à la dépendance des pays envers l’aide au développement - « Mettre fin aux indignités liées à l’aide grâce au renforcement social et économique des pays récipiendaires »

Ghana, le 4 septembre 2008 – Le président du Ghana, John Kufuor, demande aux pays développés et aux pays en voie de développement de déployer et de gérer l’aide au développement de manière à permettre aux pays pauvres de sortir définitivement de cette dépendance.

« Nous avons une opportunité aujourd’hui d’atteindre un consensus autour d’un engagement commun pour éliminer la pauvreté et bâtir un avenir où aucun pays ne dépendra plus de l’aide », a-t-il dit lors de l’ouverture de la session ministérielle du Troisième forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide (HLF-3) le 4 septembre à Accra.

Il a appelé les participants à la conférence à proposer des « voies audacieuses et ambitieuses, pour surmonter les embûches de l’aide au développement dans les pays récipiendaires », pour favoriser la croissance et le développement.

Le président ghanéen a souligné la nécessité de renforcer les capacités des pays en développement afin de leur permettre de jouer un rôle plus proactif dans ce monde interdépendant, ajoutant que le Forum a la responsabilité d’ « éradiquer l’indignité liée à la dépendance à l’aide au développement grâce au renforcement social et économique des pays récipiendaires. »

En ce qui a trait à la performance de l’économie du Ghana, M. Kufuor a dit que le pays était en voie d’atteindre les Objectifs de développement du millénaire. Il a dit que le salaire minimum journalier se situe bien au-dessus de 1$EU par jour et que l’accès gratuit et universel à l’éducation de base est en cours. De plus, le pays fournit des soins de santé adéquats, par exemple grâce à un programme national par lequel les femmes enceintes peuvent accoucher sans avoir à payer.

« Aujourd’hui, le Ghana est en mesure d’émettre des obligations sur le marché financier international », a-t-il mentionné, ajoutant que l’objectif ultime est de sortir le pays de toute dépendance face à l’aide extérieure.

Le Secrétaire-général de l’OCDE, Angel Gurria, a pour sa part mentionné que la tâche première du Forum est d’endosser le plan d’action d’Accra, un cadre fournissant les mesures que les pays développés et les pays en développement doivent mettre en place pour respecter d’ici 2010 les engagements de la Déclaration de Paris sur l’aide au développement.

M. Gurria a noté que les rapports, études de cas et les expériences des différents pays suggèrent que même si des progrès ont été accomplis eu égard aux engagements de la Déclaration de Paris, beaucoup de travail reste à faire.

« Une grande partie des pays développés ont amélioré leur performance en gestion des fonds publics d’aide au développement. Les donateurs ont amélioré la coordination de leurs actions. Toutefois, le rythme des progrès est encore trop lent. Sans réformes supplémentaires et des actions plus rapides, nous ne pourrons tenir les engagements et atteindre les objectifs pour 2010 et améliorer la qualité de l’aide », a-t-il souligné.

La présidente du Libéria, Ellen Johnson-Sirleaf, l’ex présidente de l’Irlande, Mary Robinson, ainsi que le président de la BAD, Donald Kaberuka, et celui de la Banque mondiale, Robert Zoellick, ont participé à cette session ministérielle. La conférence de trois jours d’Accra a vu la participation de quelque 1 000 délégués du milieu du développement. Elle a permis une revue générale des progrès accomplis relatifs aux engagements de la Déclaration de Paris sur l’aide au développement, le lancement d’une exposition intitulée « Le Forum des idées », et la tenue de neuf tables rondes sur les engagements clés de la Déclaration de Paris.