La volatilité des prix et la sécurité alimentaire un malentendu dans les priorités de développement

27/10/2011
Share |

 L’inversion de tendance concernant la volatilité des prix et la sécurité alimentaire a été soulignée  au cours de la session consacrée, le 27 octobre, à Addis-Abeba, à la « gestion des ressources naturelles, biocarburants, sécurité alimentaire et agriculture durable ».

S’exprimant lors d’un exposé .Patrick Guillaumont,  président de la Ferdi,, a indiqué la tendance  il y a 30 ans, En 1976, un programme intégré de prix de base avait été mis en place pour stabiliser à un niveau élevé les prix.. Le but était de stabiliser les prix en maintenant un pic. Ce qui selon lui allait contre lois de l’économie.

Or le  boom sur les matières premières a resurgi mais avec des effets négatifs sur les consommateurs pauvres ainsi qu’une pauvreté urbaine. L’autre impact négatif  de ce pic de prix est le frein  pour la croissance de  la production agricole rendue non durable. Les effets portent aussi  sur l’agriculture et l’environnement. En définitive, l’instabilité des prix des aliments peut même engendrer un malentendu dans les priorités de développement.

La dernière crise alimentaire a engendré des débuts de  réformes .Elles portent sur la gestion des réserves, le bannissement des quotas d’exportation en période de crise, les marchés à terme, l’organisation paysanne, la stabilisation au niveau des tendances des prix  mais non à un niveau fixe. Un indice de vulnérabilité vis-à-vis du changement climatique.

A la question de savoir si l’Afrique a une sécurité alimentaire ?  La réponse est négative  comme  cela été relevé.  Quelque 190 millions d’enfants (soit 30% de la population infantile mondiale) localisés en Afrique subsaharienne souffrent de malnutrition.. En outre la sécurité alimentaire fait des progrès très lents  et la plupart des pays n’atteindront pas cet Objectif du millénaire pour le développement. Pour ce qui est de la réponse à apporter, l’ « Approche du pompier » adopter par certains organismes et pays établit un certain nombre d’axes d’intervention.

Il s’agit  d’une part, de dresser des zones d’intervention prioritaire, d’aménager des infrastructures hydrauliques, des canaux de drainage, la production de riz, augmenter la production de riz,  D’autre part, il  s’agit d’améliorer l’accès à des intrants de qualité, de développer des  cultures maraîchères (soja), d’introduire du bétail pour faciliter le traitement du sol plutôt de recourir à l’automatisation. De nouvelles variétés ont aussi été introduites pour l’apport de protéines. En outre la capacité des agriculteurs a été  renforcée.