Les priorités du continent africain sont l’énergie, l’industrialisation, l’intégration et l’emploi

02/11/2015
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Le Premier ministre de la République démocratique du Congo, Augustin Matata Ponyo, a souligné que la situation économique des pays de la région s’était améliorée. Il s’exprimait lors d’une conférence de presse le lundi 2 novembre, à l’issue de la cérémonie d’ouverture de la 10ème Conférence économique africaine, à Kinshasa. Toutefois, il n’a pas manqué de souligner qu’il faudra bien davantage pour justifier un regain d’optimisme à l’égard de l’Afrique.

Le Premier ministre congolais avait à ses côtés Steve Kayizzi-Mugerwa, vice-président et économiste en chef de la Banque africaine de développement, Carlos Lopes, secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique et Abdoulaye Mar Dièye, directeur du bureau régional pour l’Afrique du Programme des Nations Unies pour le développement, représentant les trois institutions coorganisatrices de la conférence.

Plusieurs grandes questions ont été évoquées au cours de cette conférence de presse, mais le consensus qui s’est dégagé avec le plus de force portait sur la nécessité de réorienter les stratégies de réduction de la pauvreté et des inégalités en accordant la priorité à l’énergie, l’industrialisation, l’intégration et la création d’emplois.

«Pour que l’Afrique puisse se transformer, nous aurons besoin de réformes tirant parti des opportunités présentes dans des facteurs extérieurs, et ce, en mettant l’accent sur le capital humain et l’industrialisation», a déclaré Lopes.

«En septembre, les dirigeants du monde se sont réunis à New York pour adopter les Objectifs de développement durable», a pour sa part indiqué, Kayizzi-Mugerwa. « Mais sur notre propre territoire africain, le manque d’infrastructures adéquates, particulièrement en matière d’énergie, représente une contrainte majeure. On estime que l’approvisionnement électrique de l’Afrique entière est équivalent à celui de la Belgique, pays de 11 millions d’habitants seulement, contre plus d’un milliard pour l’Afrique», a t-il précisé.

Pour cette raison, la BAD a situé l’énergie au cœur de sa stratégie de développement, selon son économiste en chef.

De son côté, le directeur régional du PNUD, a souligné la nécessité d’une mobilisation de ressources intérieures, qui, à son sens, constitue une source valable de financement pour des projets visant à réduire la pauvreté et l’inégalité.

Au cours de ses 10 années d’existence, la Conférence économique africaine s’est avérée un précieux forum pour l’échange d’idées sur les enjeux du développement en Afrique, a indiqué Matata Ponyo. En clôturant sa conférence de presse, il a exhorté les participants à la conférence à réfléchir aux réponses qu’il conviendra d’apporter aux problèmes de la pauvreté et des inégalités qui retardent le développement de l’Afrique.