Avec le cadre juridique et la volonté politique, le secteur privé peut être déterminant pour l’intégration régionale

30/10/2013
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Se penchant sur la question de savoir comment le secteur privé peut contribuer à améliorer l’intégration régionale, les panélistes participant à une session de la Conférence économique africaine organisée le 29 octobre ont déclaré qu’un secteur privé compétitif est primordial en Afrique, au vu des retombées positives évidentes du commerce transfrontalier. La huitième édition de la Conférence économique africaine s’est tenue à Johannesburg, en Afrique du Sud, du 28 au 30 octobre 2013.

« Nous ne devons pas sous-estimer l’importance du secteur privé. Il doit rester le moteur de l’intégration régionale », ont affirmé les panels participant à la quatrième session plénière sur « Le rôle du secteur privé dans le renforcement de l’intégration régionale ».

La session dédiée à cette problématique a été modérée par Alex Rugamba, directeur du Département de l’énergie et du changement climatique de la Banque africaine de développement (BAD), avec le concours de quatre panélistes : Admassu Yilma Tadesse, PDG de la Banque de la ZEP ; Vivienne Apopo, directrice générale de la Banque de développement de l’Afrique de l’Est ; Steve Kayizzi-Mugerwa, directeur du Département de recherche sur le développement de la BAD, et Elias Masilela, PDG de la Pension Investment Corporation (PIC) d’Afrique du Sud.

Les membres du panel ont souligné que le secteur privé est au cœur de toute stratégie d’intégration et peut donner un sérieux coup de pouce à l’intégration régionale. Cependant, sans l’engagement de dirigeants institutionnels efficaces, « nous resterons au stade de la théorie. Le leadership n’est pas l’apanage des hommes politiques, c’est également celui du secteur privé ».

Ils ont par ailleurs insisté sur la nécessité, pour l’essor du commerce transfrontalier, d’institutions qui soutiennent les efforts engagés par les entreprises pour conquérir les marchés intérieurs.

Des exemples concrets de réussite ont été partagés. Ils concernaient les projets du secteur privé ayant contribué à l’intégration régionale, en particulier dans les domaines des télécommunications, des banques, des capitaux, de l’énergie, de la connectivité des infrastructures, des réseaux ferroviaires et routiers et des universités.

Les participants n’ont pas manqué de mentionner des situations où des conflits dans des pays voisins ont entravé la réalisation des engagements et des conventions en faveur de l’intégration.

L’on a fait observer que l’un des défis clés que les décideurs politiques africains doivent relever est de trouver les voies et moyens de mesurer et contrôler de façon fiable les conditions de concurrence des investissements du secteur privé. Entre autres la nécessité d’un cadre juridique et d’un engagement politique.

Outre les représentants des institutions organisatrices (BAD, Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, Programme des Nations Unies pour la développement), la session a rassemblé plus de 100 participants, dont des chercheurs, des universitaires, des représentants du secteur privé, des décideurs politiques, des organisations économiques régionales, ainsi que de nombreux médias nationaux et internationaux.