L’Afrique a besoin du secteur privé pour combler son déficit énergétique

25/01/2013
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« L'Afrique a besoin d’instances de régulation de l’énergie solides et indépendantes, si elle veut attirer les investissements privés dans le secteur de l'énergie», a déclaré le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, le 23 janvier, au deuxième jour du Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Lors de sa rencontre avec le Premier ministre de l'Éthiopie, Hailé Desalgen, et Tony Blair, l'ancien Premier ministre du Royaume-Uni, M. Kaberuka a examiné la meilleure façon de mobiliser les investissements du secteur privé pour combler le déficit énergétique en Afrique.

Le président de la Banque avait déjà rencontré l'Envoyé spécial des Nations Unies sur l'éducation globale, Gordon Brown, pour échanger sur la prochaine réunion prévue à Washington. A cette réunion, les dirigeants se pencheront sur la manière de soutenir les pays dans la dernière ligne droite vers la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) dans le domaine de l'éducation.

M. Kaberuka a également activement participé à une discussion plus ouverte sur les OMD. Cette rencontre a donné aux dirigeants l’occasion d’analyser les objectifs essentiels encore susceptibles d’être atteints dans les 1.000 derniers jours avant l'échéance de 2015, en particulier dans des domaines tels que la transmission du VIH-SIDA de la mère à l'enfant et la nutrition.

Au cours d'autres réunions, le président de la BAD a participé, aux côtés des dirigeants du monde, à des discussions sur la meilleure façon de parvenir à l'investissement agricole durable en Afrique, à la lumière d’initiatives telles que le programme Grow Africa soutenu par  l'Union africaine et le NEPAD, ainsi que l’Initiative du sommet du G8 tenu à Camp David sur la sécurité alimentaire et la nutrition.

Le président Kaberuka a ensuite animé un dîner de travail, en présence de chefs d’état et de gouvernement africains, entre autres le président rwandais Paul Kagame, le président Alpha Condé de Guinée et le Premier ministre kenyan Raila Odinga, pour examiner comment le mieux prendre en charge les priorités du continent.