Promotion de la croissance verte : opportunités et défis pour l’Afrique

21/06/2012
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Dans le cadre de la Conférence des Nations Unies pour le développement durable, l'Afrique @ Rio+20 a organisé, le 18 juin, un panel de haut niveau sur «La promotion de la croissance inclusive verte et la construction d'une économie verte comme moyen de parvenir à un développement durable : perspectives sur les opportunités et les défis rencontrés pour l’Afrique, pays les moins avancés, les pays en développement enclavés et les petits États insulaires en développement ».

La session a débuté par un débat sur l'économie verte dans le contexte du développement durable en Afrique, en soulignant les enjeux, les idées de recherche et les implications pratiques. Aly Abou-Sabaa, directeur et président du Comité de coordination sur le changement climatique à la Banque africaine de développement (BAD), a présenté les aspects de la croissance verte et de l'économie verte.

José Anibal, secrétaire à l'Énergie au gouvernement de l’État de São Paulo, a exposé l'utilisation que son État fait des nouvelles sources d'énergie. Il a proposé la création de partenariats entre l’État de São Paulo et les pays africains dans les secteurs de l'énergie et de l'agriculture, notamment. Cheick Sidi Diarra, sous-secrétaire général des Nations Unies et haut représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires (UN-OHRLLS) s'est félicité de l'invitation à la coopération. Il a déclaré : «L'appui permanent aux pays vulnérables est indispensable. Les bons investissements et le transfert de connaissances et de technologies selon des modalités arrêtées d’un commun accord sont des éléments capitaux. »

Les participants sont convenus de l’urgente nécessité de la recherche-développement sur les économies vertes dans les pays africains. Cela permettrait d'améliorer la compréhension des avantages, des difficultés et des risques de la transformation sur le chemin qui mène non seulement à une économie verte, mais aussi à une utilisation efficace des ressources par l’économie.

Oluniyi Robin-Coker, ministre sierra-léonais des ressources énergétiques et de l'eau, a introduit l'idée d'un spectre de l’économie verte. Cette perspective permettrait d'évaluer jusqu’à quel niveau est verte  l’économie d'un pays, et comment cette économie s’adapte au contexte du pays. Il a souligné que le financement, l'équité et l'accès au savoir sont les trois principaux aspects de la voie d'une croissance verte.

La disponibilité des ressources et la nécessité de l'utilisation locale des ressources ont retenu l’attention des membres du panel. «La richesse de l'Afrique est dans son capital écologique», a déclaré Rejoice Mabudafhasi, vice-ministre sud-africaine des affaires de l'eau et l'environnement. Elle a mis l’accent sur la nécessité d'investir dans le capital naturel et les nouvelles technologies en particulier, et sur l’appui nécessaire des pouvoirs publics à ces efforts.

Les participants ont décidé d’engager de nouvelles consultations sur les meilleurs moyens de concrétisation de la collaboration pour emprunter le chemin de l'économie verte dans les pays africains après Rio+20.

Note aux éditeurs:

La Commission de l'Union africaine (CUA), la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), la Banque africaine de développement (BAD), le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) se sont associés à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, "Rio+20", pour porter l’agenda de l'Afrique, fondé sur la ferme croyance que le continent ne peut pas se permettre de manquer cette occasion pour orienter la réflexion et l’action vers l'avenir qu’elle veut - avec un programme de développement qui correspond à ses aspirations. Rio+20 se déroule à Rio de Janeiro, au Brésil, du 13 au 22 juin 2012.