Visite à la BAD d’une délégation québécoise : Expertise et gouvernance en discussion

03/06/2008
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La Banque africaine de développement (BAD) a reçu, jeudi à Tunis, une délégation canadienne, conduite par Mme Monique Gagnon-Tremblay, ministre des Relations internationales et responsable de la Francophonie, gouvernement du Québec, en route pour le Maroc, dans le cadre des préparatifs du XIIe Sommet de la Francophonie prévu au Québec en octobre 2008. La visite avait pour objectif de discuter avec la BAD, en vue de mieux connaître sa programmation et d’explorer les perspectives de collaboration.

La délégation, qui comprenait également des responsables du Centre de valorisation internationale de l’expertise publique québécoise, a discuté avec la vice-présidente des opérations sectorielles Zeinab El-Bakri et son équipe d’une série de questions concernant entre autres, la collaboration avec la BAD, la gouvernance (économique, sociale, gestion des finances publiques dans les PMR), la mise à disposition du Groupe de la Banque de l’expertise québécoise dans le cadre des projets qu’elle finance dans les pays membres régionaux. Les discussions avec les responsables du complexe des Opérations sectorielles ont essentiellement porté sur les questions liées à l’assistance au département de la gouvernance et l’assistance aux pays fragiles en matière de renforcement des capacités.

L'unité couvrant également l’enseignement supérieur et l’agriculture, les deux parties ont abordé les questions liées au développement d’une main-d’œuvre harmonisée dans les pays francophones de l’UEMOA et de la CEEAC, la gouvernance agricole, le rôle à court et moyen termes que peut jouer la BAD dans la crise alimentaire actuelle.

Evaluant les relations du gouvernement québécois avec le Groupe de la BAD, la ministre Monique Gagnon-Tremblay a affirmé que « les échanges fructueux [qu’elle a] eus avec la BAD déboucheront certainement sur le renforcement de la coopération dans les domaines de la gouvernance et de la valorisation de l’expertise québécoise dans les projets financés par l’institution».

«Nous espérons établir des relations fructueuses avec la Banque, qui nous permettront de devenir un fournisseur d’expertises dans différents projets que la BAD finance dans ses pays membres régionaux», a souligné M. Simon Chabot, directeur du Centre de valorisation internationale de l’expertise publique québécoise.

Le Canada, rappelle-t-on, a promis de doubler son aide consentie à l’Afrique. Ce pays a confirmé l’augmentation de sa contribution au titre du FAD 11 à hauteur de 184,87 millions d’unités de compte (UC) (près de 300 millions de $ EU au taux de change actuel). Il a concrétisé son adhésion à la réforme des fonds de coopération technique, lors des négociations signées avec la Bad le 26 mars 2008, par un nouveau don de 5 millions de dollars canadiens, dans les domaines de la gouvernance, de l’intégration régionale, du secteur privé, de l’environnement et des questions de genre.

Ce pays participe à hauteur de 20 millions de dollars canadiens au profit de la Facilité africaine de l’eau et apporte également son appui institutionnel de 5 millions de dollars canadiens  dans le cadre du programme de partenariat pour l’eau.

Participaient également à cette rencontre, M. Gabriel Negatu, directeur du département de la gouvernance et des réformes financières, Mme Orraca-Ndiaye, spécialiste en chef en coopération, Marlène Kanga, chef de division, département de la gouvernance, Mme Sunita Pitamber, spécialiste en chef et conseillère, M. Serges Nguessan, spécialiste en chef en acquisitions, département de la gouvernance.