Cartographier les ressources énergétiques de l’Afrique : le SEFA soutient les efforts de l’ICA et du PNUE

17/10/2014
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Un nouvel Atlas des ressources énergétiques en Afrique grâce au Fonds SEFA

Le Fonds des énergies durables pour l’Afrique (SEFA) a approuvé l’octroi d’une subvention de 265 000 dollars EU au partenariat qui réunit le Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), pour l’élaboration d’un Atlas des ressources énergétiques de l’Afrique. La subvention sera financée par le biais du guichet « environnement favorable » de ce fonds multidonateurs administré par la BAD, chargé de débloquer les investissements dans les énergies propres sur le continent.

« Le potentiel des énergies renouvelables de l’Afrique demeure largement inexploité, en partie du fait d’un manque d’informations détaillées sur les ressources, qui permettraient aux investisseurs publics et privés de les exploiter », a expliqué Alex Rugamba, directeur du Département énergie, environnement et changement climatique de la BAD. « Grâce à ce projet, nous permettrons aux décideurs de faire leurs choix de façon plus éclairée et nous donnerons aux promoteurs de projets des informations sur la disponibilité de ressources en énergies renouvelables dans un pays donné, élément essentiel pour une étude de faisabilité de l’investissement. Le projet permettra aussi d’accompagner les pays membres régionaux de la BAD dans l’élaboration de politiques sur les questions d’énergies renouvelables et les questions environnementales liées à l’énergie de façon générale ».

L’Atlas des ressources énergétiques en Afrique présentera des cartes, des graphiques illustrés et des shémas comparatifs, à même de fournir des informations importantes sur les ressources en énergies renouvelables à travers le continent et les impacts éventuels sur l’environnement. Il contiendra également des informations visuelles quant aux défis et aux opportunités que pose l’accès des populations africaines à des services énergétiques qui soient fiables, abordables et modernes.

L’Atlas entend s’adresser en premier lieu aux décideurs et aux entreprises publiques (pour une première évaluation des potentiels techniques et économiques des sources d’énergies renouvelables), aux investisseurs et aux promoteurs du secteur privé (en guise d’aperçu synthétique du potentiel du marché avant d’entreprendre des études détaillées) et aux chercheurs, tout en tenant compte du public intéressé (pour des informations de base et une sensibilisation aux énergies renouvelables).

Les résultats immédiats du projet seront les suivants : i) renforcer la disponibilité des données sur l’énergie et les enjeux liés à l’énergie ; et ii) fournir des informations actualisées sur l’exploitation des ressources énergétiques spécifiques aux pays et les défis environnementaux y afférant ; ces données serviront à attirer l’investissement privé dans le secteur. À terme, cela devrait attirer les investissements dans les énergies durables, avec leur corollaire positif que sont la création d’emplois, l’accès à l’énergie et la réduction de l’empreinte carbone.

À propos du Fonds des énergies durables pour l’Afrique (SEFA) : Le SEFA est un fonds multidonateurs visant à appuyer le programme des énergies durables en Afrique, qui fonctionne à travers trois composantes : i) des subventions pour faciliter la préparation de projets de production d’énergies renouvelables et les projets d’efficacité énergétique de taille moyenne ; ii) des prises de participation, pour combler le déficit de financement dont souffrent les petits et moyens projets de production d’énergies renouvelables ; et iii) un appui au secteur public en vue d’améliorer l’environnement favorable aux investissements du secteur privé dans les énergies durables. Le SEFA est doté de 60 millions de dollars EU provenant des gouvernements du Danemark et des États-Unis et il est hébergé par le Département énergie, environnement et changement climatique de la BAD.