6e Forum africain du développement (du 19 au 21 novembre 2008) - Passer à l’action pour l’égalité des genres, l’autonomisation des femmes et la fin de la violence à l’endroit des femmes en Afrique

19/11/2008
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Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, prend part aujourd'hui au 6e Forum africain du développement, qui se tient à Addis-Abeba du 19 au 21 novembre 2008.

Plus de 500 intervenants représentant les gouvernements africains, la société civile, les milieux universitaires, les médias, les partenaires bilatéraux, les organisations régionales et internationales se réunissent au Sixième Forum africain du développement, conjointement organisé par la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), l'Union africaine (UA) et la Banque africaine de développement (BAD).

Le Forum africain du développement est une plateforme permettant à toutes les parties prenantes de débattre, discuter et lancer des stratégies concrètes pour le développement de l'Afrique. Cette édition du FAD est axée sur «l'action pour l'égalité des genres, l'autonomisation des femmes et l’arrêt des violences à l’endroit des femmes», s'appuyant non seulement sur la participation des parties traditionnellement impliquées dans ces questions (ministres de l'égalité des genres et de la condition féminine, ministres du développement social et de la santé, organisations non gouvernementales), mais également sur l’implication des ministres africains de la défense, des affaires étrangères, des finances, de la justice, de l'environnement, de la police et des forces de sécurité, à côté de certains parlementaires et des représentants des communautés économiques régionales. Une attention particulière a été accordée à la participation des organisations communautaires pour s'appuyer sur des initiatives et des expériences partant de la base.

La Banque africaine de développement s'est engagée à promouvoir l'égalité des genres et l'autonomisation des femmes comme levier de réduction de la pauvreté, du développement économique et l'égalité des genres sur le continent, en adoptant en 2001 une politique des genres. La politique précise les cinq domaines prioritaires d’intervention de la BAD dans ce domaine, à savoir l'éducation, l'agriculture et le développement rural (y compris l'infrastructure), la pauvreté des femmes, la santé et la gouvernance. Sa mise en œuvre s'appuie sur cinq principes fondamentaux à savoir: le recours à l’analyse de genre, la nécessité d'encourager des relations de coopération entre les femmes et les hommes; la reconnaissance que l'autonomisation économique des femmes est essentielle pour le développement durable; la prise en compte de la diversité chez les femmes ; et l’application judicieuse d’une stratégie à double détente englobant l'intégration des femmes et des interventions ciblées pour l'autonomisation des femmes.

Le Plan d'action pour le genre, adopté en 2004, opérationnalise la politique du genre de la BAD, par des actions telles que l'élaboration d'outils d'intégration d'une perspective sexospécifique; l’intégration de l’égalité des genres dans la programmation, en particulier dans les secteurs prioritaires ; le développement d'une masse critique de ressources humaines sensibles aux questions de genre ; le renforcement de la mise en réseau avec des parties prenantes et partenaires stratégiques.

Un récent examen à mi-parcours du Plan d'action pour le genre de la BAD (2007) a relevé que l’institution avait réalisé d’importants progrès incluant le développement d’outils d'intégration des femmes et leur application dans certains programmes et projets. Le rapport a également salué le nombre croissant de projets incluant l'égalité des genres, une préoccupation palpable dans au moins 33% des projets évalués. Le rapport a également mis en évidence des exemples de bonnes pratiques dans ce domaine. Le rapport a en outre félicité la BAD pour avoir favorisé un cadre de travail sensible aux préoccupations de genre à travers la mise en place d’un certain nombre de directives concernant le développement des ressources humaines et la réduction de l'écart entre les sexes grâce au recrutement et à la nomination de femmes aux échelons supérieurs. Le rapport indique par ailleurs que la BAD a efficacement renforcé ses réseaux et ses partenariats, saluant ses efforts visant à générer des données ventilées par sexe dans la région.