Renforcer les systèmes de santé est capital pour enrayer la propagation des maladies non transmissibles

08/04/2016
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À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, célébrée le 7 avril, la Banque africaine de développement (BAD) a réitérer son engagement à aider les pays africains à renforcer leurs systèmes de santé pour s’attaquer aux maladies non transmissibles – notamment le diabète. 

Ainsi, la Banque œuvre actuellement à renforcer les systèmes de santé en Afrique de l’Est, grâce au projet de Centres d’excellence pour l’Afrique de l’Est, grâce auxquels l’on développe des compétences indispensables pour faire face aux maladies non transmissibles.

De telles initiatives font écho au thème 2016 de la Journée mondiale de la Santé : « Stopper la montée : vaincre le diabète ».

Cependant, la prévention des maladies non transmissibles est capitale. « La prévention et le contrôle des maladies chroniques non transmissibles donnent la possibilité de favoriser un développement sain pour les populations africaines et d’améliorer leur qualité de vie. C’est une opportunité que doivent saisir les donateurs, gouvernements et autres partenaires, car autrement, les progrès actuels sur les ODD, approuvés au niveau international, seront compromis et les pays concernés front face à des coûts élevés pour leurs économies et systèmes de santé », prévient Caroline Jehu-Appiah, économiste de la santé principale à la BAD.

Le fardeau du diabète et la baisse de l’espérance de vie qu’il entraîne en Afrique subsaharienne pénalisent déjà la croissance économique de la région. L’Afrique subsaharienne aurait consacré plus de 1,4 milliard de dollars EU à fournir des soins de santé pour le diabète en 2010, selon les estimations – ce qui toutefois ne représente que 0,4 % des dépenses mondiales allouées au traitement de cette maladie.

Les statistiques indiquent qu’au cours des 20 prochaines années, la hausse du nombre de diabétiques en Afrique subsaharienne sera plus forte que partout ailleurs dans le monde, affectant 23,9 millions de personnes en 2030. L’impact économique et le nombre de décès du diabète surpasseront, dans un avenir proche, les  ravages causés par le VIH et le sida, d’après les projections.

La directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chang, , a souligné la nécessité de traiter les facteurs de risque, les plus importants d’entre eux étant l’obésité et le surpoids. « La maladie peut être traitée et contrôlée en changeant de style  de vie et en prenant des médicaments essentiels », a-t-elle fait remarquer, ajoutant que le diagnostic précoce de la maladie, les changements de régime alimentaire et l’exercice physique pourraient largement permettre d’enrayer la maladie.