Résumé des travaux de la Conférence sur le financement du développement organisée par l’ONU à Doha du 29 novembre au 2 décembre : besoin d’un nouveau multilatéralisme

01/12/2008
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La réunion de Doha sur le financement du développement a relayé l’appel lancé par le président Kaberuka pour une solution « globale et inclusive », le 12 novembre 2008 à Tunis, lors de la conférence ministérielle sur la crise financière.

Réunis à Doha pour faire le point sur la mise en œuvre du processus de Monterey, les chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier se sont également penchés sur les impacts de la crise financière. Ils ont réitéré l’importance d’un plan de relance de l’économie mondiale qui soit réellement global et inclusif, prenant également en compte les besoins des économies émergentes et des pays en développement.

Les chefs d’Etat et de gouvernement, réunis le 28 novembre en atelier informel à la veille de la Conférence, sont également convenus d’un nouveau multilatéralisme. Il s’agit là de renforcer la voix des économies émergentes et des pays en développement, reflétant ainsi leur puissance économique grandissante. La réunion a également rappelé que les pays en développement étant souvent impactés par les choix politiques des pays riches, il était normal qu’ils aient désormais voix au chapitre.

« Ce sont là des problèmes internationaux, affectant tout le monde. Ils requièrent des solutions internationales, arrêtées par l’implication de tout le monde », observe Sha Zukang, le sous-secrétaire général de l’ONU.

En réunissant les ministres des finances et gouverneurs de banque centrale africains à Tunis le 12 novembre, à la veille du Sommet du G20 sur la crise financière, le président de la Banque africaine de développement avait appelé à une action coordonnée. « Cette conférence, avait-il déclaré, devrait servir à donner l’impulsion pour une collaboration continentale plus profonde et faire en sorte que notre voix soit entendue et nos préoccupations prises en compte. C’est la raison pour laquelle, dans la quête d’un régime rénové et de nouvelles règles pour le paysage international qui se dessine, cette conférence doit insister sur une solution qui soit véritablement inclusive et ouvre des portes et des opportunités à l’Afrique et à d’autres pays à faible revenu. »

Ouvrant la Conférence sur le financement du développement, le 29 novembre à Doha, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a relayé ce message en appelant de ses vœux « un multilatéralisme plus inclusif qui reconnaisse le rôle grandissant des économies émergentes et des pays en développement ».