Fonds pour l’énergie durable en Afrique : Les institutions de financement se réunissent à Marrakech pour discuter du financement des projets de petite et moyenne envergure en Afrique

29/05/2013
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Un événement parallèle intitulé Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) s’est tenu à Marrakech, dans le cadre des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD). Il s’agissait d’un séminaire de prise de contact avec les institutions de financement des projets en Afrique, conjointement organisé par le Département de l’énergie, environnement et changement climatique (ONEC) et le Département du secteur privé (OPSM) de la BAD.

La rencontre avait pour but de : (i) présenter le SEFA aux parties concernées, ainsi que les progrès réalisés à ce jour au niveau de sa mise en œuvre, (ii) faire le bilan des difficultés rencontrées dans le financement des projets de petite et moyenne envergure portant sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique et (iii) présenter la composante III du SEFA aux institutions d'appui du secteur public, ainsi que son rôle dans la construction d’un environnement favorisant davantage la participation du secteur privé au développement des infrastructures et services énergétiques.

Présidé par Hela Cheikhrouhou, directrice de l’ONEC, le séminaire a enregistré la participation de plus d'une centaine de personnes issues des secteurs de la banque commerciale, du financement du développement, des fonds d’investissement privés, mais également de structures opérant dans le domaine du développement des projets. Cet événement était en outre précédé par la publication officielle du Rapport annuel 2012 du SEFA, première année d’action complète pour cette initiative importante.

Mme. Cheikhrouhou a salué la précieuse contribution du Danemark, sans laquelle le Fonds ne pourrait exister, soulignant par ailleurs que le « SEFA avait pour objectif de résoudre le problème du chaînon manquant » dans les projets énergétiques.

Solomon Asamoah, PDG adjoint et responsable des investissements à la « Africa Finance Corporation », s’est appesanti sur les difficultés rencontrées par les personnes chargées de la mise en œuvre des projets lors de la recherche des financements, ajoutant que « toute forme de soutien doit être la bienvenue », tel que c’est le cas pour le SEFA. Kevin Whitfield de la Nedbank a, quant à lui, insisté sur la nécessité d’une coordination accrue entre les institutions de financement, ainsi que sur la possibilité de regrouper les petits projets dans une approche pragmatique. Agnes Dasewics, Directrice du « Private Capital Group for Africa », de l’USAID, a lancé un appel à soutenir les plus petits projets, en déclarant que « pour provoquer la croissance économique, nous devons soutenir les projets et solutions hors-réseau des zones rurales ». Pour sa part, Tim Turner, Directeur de l'OPSM, a expliqué comment, en couvrant le pays et les risques liés au acheteurs auxquels sont confrontés les investisseurs privés, les nouvelles garanties de risque partielles pouvaient servir à attirer les capitaux privés vers les projets de petite et moyenne envergure portant sur les énergies renouvelables.  

Le mode opératoire principal du SEFA consiste à catalyser les investissements privés afin de faciliter l’accès aux énergies durables sur le continent, tout en favorisant le développement économique local et la création d’emplois.