Le Mali reçoit l’appui du Fonds des énergies durables pour l’Afrique afin de promouvoir les énergies renouvelables

13/08/2014
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Le Fonds des énergies durables pour l’Afrique (dit SEFA en anglais) a approuvé, lundi 11 août à Tunis, une subvention de 530 000 dollars Etats-Unis (EU) au profit du  Mali pour cofinancer un projet visant à promouvoir les énergies renouvelables (projet appelé PAPERM). L’objectif de cette subvention est d’améliorer l’environnement qui permet les investissements privés dans le domaine des énergies renouvelables. Plus spécifiquement, SEFA financera la révision des cadres politique, légal, réglementaire et institutionnel, ainsi que le renforcement des capacités des divers acteurs impliqués dans le développement, le financement et la mise en œuvre de projets d’énergies renouvelables.

Les activités financées par le don SEFA font partie d’un projet plus vaste (PAPERM) qui s’inscrit dans le cadre du Programme pilote pour la valorisation à grande échelle des énergies renouvelables (SREP en anglais) et dont le coût total est d’environ 2,6 millions dollars EU. Le projet PAPERM est également financé par un don SREP (1,5 million de dollars EU) ainsi que par le gouvernement malien (0,4 million de $ EU). Il a trois composantes : la première vise à améliorer l’environnement politique, légal, réglementaire et institutionnel pour promouvoir les investissements dans les énergies renouvelables ; la seconde est focalisée sur le renforcement des capacités, la gestion des connaissances, la communication et le plaidoyer en faveur des énergies renouvelables ; et la troisième permettra de renforcer les processus de suivi et d’évaluation du sous-secteur, ainsi que l’approche programmatique dans le cadre du SREP-Mali. Le ministère de l’Énergie du Mali assurera l’exécution du projet, dont la durée prévue est de trois ans.

Au Mali, le développement des énergies renouvelables est d’une importance critique : le taux d’accès à l’électricité est d’environ 30 %, alors que le potentiel de production d’électricité d’origine solaire, hydraulique et éolienne est énorme. « Pour améliorer son mix énergétique, le Mali doit améliorer ses cadres politique, légal et réglementaire. Les énergies renouvelables seraient ainsi considérées comme une option viable pour réduire la dépendance du pays à la production thermique et réduire de manière effective le prix de détail de l’électricité », a souligné Alex Rugamba, le directeur du département de l’énergie, de l’environnement et du changement climatique de la Banque africaine de développement (BAD) où est hébergé le fonds SEFA.

Durant tout le projet, la BAD appuiera le ministère de l’Énergie  dans la préparation et la mise en œuvre des activités, l’utilisation des fonds du SREP, et la mobilisation de financements supplémentaires pour la promotion des investissements dans les énergies renouvelables dans le pays. Dans le cadre du programme SREP, la Banque est également engagée dans le développement d’un projet de mini-hydroélectricité et d’un projet de centrale solaire photovoltaïque.