Swaziland : l’infrastructure, la croissance inclusive et la gouvernance au cœur du document de stratégie pays

06/02/2014
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Note: le CSP sera publié dès qu'il sera finalisé.

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 5 février à Tunis le Document de stratégie pays (DSP) du Swaziland pour la période 2014-2018. 

Le document met l’accent sur la promotion de la croissance économique et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Le DSP repose sur deux piliers : (i) l’aide au développement de l’infrastructure en faveur d’une croissance durable et inclusive et (ii) le renforcement de la gouvernance et des capacités institutionnelles.

Le document indique que le classement du Swaziland dans la frange inférieure des pays à revenu intermédiaire masque de graves problèmes sociaux tels que la pauvreté et les inégalités généralisées. Ses auteurs présentent la forte prévalence du VIH/sida et ses répercussions sur le développement humain, ainsi que la chute des recettes tirées de l’Union douanière d’Afrique australe (SACU) en 2011, comme des facteurs de vulnérabilité économique pour le pays.

Au titre du Pilier I, la stratégie cherche à remédier aux faiblesses de l’infrastructure nationale en vue d’offrir au pays un avantage concurrentiel décisif à l’échelle régionale. Ce positionnement concurrentiel devrait contribuer à l’inclusion des groupes démunis et vulnérables de la société dans le développement, grâce à un meilleur accès aux opportunités créées par l’amélioration de l’infrastructure et par le développement rural.

Quant au Pilier II, il met l’accent sur le renforcement de la gouvernance et des capacités institutionnelles afin de permettre au pays d’apporter les ajustements budgétaires nécessaires en réponse à la chute des recettes tirées de la SACU.

La BAD appuiera les efforts déployés par le gouvernement du Swaziland pour freiner les dépenses budgétaires, améliorer le fonctionnement du secteur public et rationaliser l’utilisation des ressources conformément au programme national de réforme de la gestion des finances publiques. Les activités du DSP qui s’articulent autour de ces deux thèmes, sont regroupées au sein de quatre « pôles de résultats » qui tiennent compte des synergies intersectorielles afin de maximiser leur impact.

Ces quatre pôles visent à appuyer les efforts du gouvernement pour générer une croissance durable et diversifiée (i) en reliant les populations et les régions aux marchés grâce à la modernisation de l’infrastructure ; (ii) par la création de perspectives économiques ; (iii) par l’apport d’eau potable ; et (iv) par l’amélioration de la gestion des finances publiques dans le but de garantir la rationalisation des dépenses publiques.

Ces interventions ont pour objectifs d’accroître la résistance du pays et d’éviter ainsi que ne se répète la crise budgétaire.  Une crise budgétaire  risquerait d’entraîner une nouvelle fois l’épuisement des réserves officielles, de déstabiliser la parité entre le lilangeni (monnaie du pays) et le rand (monnaie sud-africaine).  Elle risquerait aussi d’ébranler la confiance du secteur public dans l’économie et de compromettre la crédibilité du gouvernement quant à sa capacité à faire face aux priorités du développement.  Les interventions ont également pour but de  restaurer la compétitivité extérieure du Swaziland.

Le partenariat entre la BAD et le Swaziland s’appuie sur la convergence du Plan d’action pour la réduction de la pauvreté de ce dernier et sur la Stratégie 2013-2022 de la BAD. Celle-ci est pertinente et répond aux besoins des pays situés dans la tranche inférieure des pays à revenu intermédiaire.

Le portefeuille actuel de la Banque au Swaziland comprend huit opérations relevant du secteur public pour un engagement total de 26,54 millions de dollars (17,3 millions d’UC). L’agriculture représente 80 pour cent de ce portefeuille, suivie par l’eau et l’assainissement (8 pour cent), les transports (2 pour cent) et l’approche multisectorielle (10 pour cent).