Tanzanie : Prêt du FAD de 92 millions de dollars pour appuyer des programmes dans les secteurs agricole et de l’éducation

05/09/2007
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Tunis, le 5 septembre 2007 – Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) appuiera des programmes dans les secteurs de l’agriculture et de l’enseignement secondaire de la Tanzanie, grâce aux deux prêts  approuvés, mercredi à Tunis, par le conseil d’administration du Fonds africain de développement, le guichet concessionnelle du groupe.

Le premier prêt de 40 millions d’Unités de compte (UC*), soient 61,25 millions de dollars aidera à financer la première phase du programme de développement du secteur agricole alors que le second prêt de 20 millions d’UC, soit, 30,62 millions de dollars aidera à financer le programme d’appui au développement de l’enseignement secondaire (SEDP) du pays.

L’objectif de développement du programme agricole est de permettre aux agriculteurs d’avoir un meilleur accès aux connaissances, aux technologies, aux systèmes et infrastructures de commercialisation agricoles et de mieux les utiliser, l’ensemble de ces éléments qui contribuent à l’augmentation de la productivité, de la rentabilité et des revenus agricoles. Il vise également à promouvoir l’investissement privé agricole reposant sur un environnement réglementaire et politique amélioré. Globalement, le programme vise à contribuer à la croissance du PIB, à la réduction de la pauvreté rurale et à l’amélioration de la sécurité alimentaire.

Le Programme comporte deux composantes (locale et nationale) et huit sous composantes. Le composante locale appuiera les activités sectorielles aux niveaux du village, du quartier et du district et se focalisera sur trois sous composantes: Les investissements agricoles locaux, les services agricoles locaux et le renforcement des capacités agricoles locales ainsi que des réformes. La composante nationale se focalisera sur les cinq sous-composantes suivantes: les services agricoles, le développement de l’irrigation nationale,  la commercialisation et le développement du secteur privé, la sécurité alimentaire ainsi que la coordination, le suivi et l’évaluation.

Le programme sera exécuté dans l’ensemble du pays et tous les districts du pays ont droit à l’assistance. Les agriculteurs bénéficieront directement du programme en tant que parties prenantes à des activités financées par un programme spécifique (services et/ou investissements) et indirectement à travers l’amélioration de l’efficacité de la fourniture des services publics au niveau local. Trois millions de ménages d’agriculteurs en tout pourraient bénéficier des services agricoles à la fin du programme. Il est envisagé qu’un grand nombre de candidats aux investissements agricoles locaux bénéficient d’un financement dans le cadre de ce programme.

Le coût total du PDSA est estimé à 315,6 millions de dollars EU (soit 210,8 millions d’UC). Il sera financer avec le prêt du FAD, la contribution du gouvernement et des bénéficiaires ainsi que cinq autres agences de développement y comprit la Banque mondiale.

Concernant le plan de développement de l’enseignement secondaire, l’objectif est de soutenir la mise en œuvre du SEDP, qui vise à accroître l’accès à un enseignement secondaire de qualité en garantissant l’équité. Le but global est d’assurer un accès équitable à un enseignement primaire et secondaire de qualité, une alphabétisation de toute la population et l’expansion des enseignements supérieur, technique et professionnel.

Les cinq volets du SEDP sont: l’amélioration de l’accessibilité de l’équité et de la qualité ainsi que  les réformes de gestion et la décentralisation de certains niveaux d’autorité et l’amélioration du système de gestion de l’éducation. Le plan aura un impact positif et considérable pour la réduction de la pauvreté, l’égalité entre les genres et dans les efforts pour  la réduction de l’incidence de HIV/SIDA. 

Le coût total du plan est estimé à 754 millions d’UC, soit 1,2 milliard de dollars et sera financé avec le crédit du FAD, de l’Association international de développement (IDA) ainsi que le gouvernement et les collectivités locales.

Les opérations du Groupe de la Banque en Tanzanie ont commencé en 1971. A ce jour, les engagements cumulés de l’institution dans le pays se chiffrent à 1,26 milliard d’UC, soit 1,9 milliard de dollars pour 104 opérations. La Banque figure parmi les quatre premiers partenaires au développent de la Tanzanie.

*1 UC =  US$ 1,53122 = TZS 1903.89  au 05 septembre 2007