Coopération technique : Le Royaume-Uni fournit des ressources additionnelles à la BAD au bénéfice des pays membres régionaux

26/06/2014
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Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 25 juin à Tunis, un Accord-cadre de coopération technique (ACCT) entre la BAD et le gouvernement du Royaume Uni. Ainsi, le Royaume-Uni va mettre à la disposition de la BAD, à titre de dons, des fonds non liés d’un montant de 2 millions de GBP (3,35 millions de dollars EU), sur une période de cinq ans. Ce don couvrira toutes les activités de coopération du type d’assistance technique entre les deux partenaires.

Le nouvel Accord-cadre de coopération technique  financera les activités en faveur de la Banque et des Pays membres régionaux (PMR). Les ressources de la contribution principale de l’ACCT seront exclusivement utilisées pour améliorer l’efficacité des activités du Fonds et de la Banque relatives à l’autonomisation économique. Elles serviront à financer, entre autres, les domaines suivants :

  • l’amélioration des performances de la Banque en matière de d’égalité hommes-femmes ;
  • le renforcement de l’efficacité des programmes dans les États fragiles ;
  • l’appui à la mise en œuvre du plan d’action sur le changement climatique ; et
  • l’amélioration de la culture de la Banque en matière de gestion des résultats ;

Le présent ACCT est appelé à remplacer l’Accord de coopération technique (ACT) de 2007 et à faciliter la poursuite de la coopération technique entre la Banque et le Royaume-Uni. Cela en élargissant sa portée et en assouplissant davantage les modalités de sa mise en œuvre.

Selon Benoît Chervalier, chef d’Unité au Département de la Mobilisation des ressources et des finances externes à la BAD, l’ACCT proposé diffère d’un accord de coopération technique classique en ce sens qu’il ne se contente pas de prévoir une contribution principale (similaire à un fonds fiduciaire de coopération technique classique). Le nouvel accord-cadre crée également la possibilité pour le Royaume-Uni de fournir des fonds additionnels pour des activités spécifiques, à travers des accords administratifs ad’ hoc.

« Cette nouveauté a été introduite pour tenir compte de la structure fortement décentralisée du Département du développement international (DFID). Les bureaux pays du DFID pouvant engager des fonds à leur propre niveau sans passer par le siège » a-t-il indiqué.

Le Royaume-Uni, à travers son Département du développement international (DFID), est l’un des principaux donateurs des fonds fiduciaires de la Banque, avec une contribution totale de 113 millions de livres sterling (GBP) – soit 189,05 millions de dollars- sur la période 2006-2013. En juin 1973, il devenait membre du Fonds africain de développement (FAD) puis de la Banque africaine de développement (BAD) en 1983.