Clôture de la 2e Conférence économique africaine à Addis-Abeba

17/11/2007
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  • Plus de 500 économistes, chercheurs et décideurs politiques venus du monde entier ont participé à l’événement
  • « Une recherche appuyée par la rigueur scientifique peut influer sur els politiques de développement », affirme Kaberuka

Addis-Abeba, le 17 novembre 2007 – La 2e Conférence économique africaine, conjointement organisée par le Groupe de la Banque africaine de développement (AfDB) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique s’est achevée samedi 17 novembre 2007 à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, sur une note de satisfaction au regard de la qualité de la réflexion qui a prévalu pendant les trois journées de discussion sur les défis de développement du continent.

S’exprimant lors de la cérémonie de clôture, le président de la Bad, Donald Kaberuka, a affirmé aux participants qu’ils pouvaient influencer les politiques de développement dans leurs pays respectifs, au regard de la qualité des études et des recommandations effectuées durant la conférence, qui constitue une plateforme idéale pour élever le niveau de la réflexion scientifique en Afrique.

« Je puis vous assurer que vous avez la capacité d’influencer l’élaboration de vos politiques de développement », a-t-il dit à des centaines de chercheurs et d’économistes du monde entier, les exhortant à examiner comment les programmes de croissance pouvaient permettre à l’Afrique d’atteindre les Objectifs de développement du millénaire (ODM), adoptés par la communauté internationale en 2000.

Analysant la croissance économique et les perspectives de prospérité du continent, le président Kaberuka a estimé que les pays qui arriveraient à maintenir une croissance forte avaient encore de bonnes chances d’atteindre les ODM, tandis que ceux qui n’arrivent pas à accélérer leur croissance ne seraient peut-être plus en mesure d’atteindre ces objectifs.

Il a soutenu qu’il était peu vraisemblable que l’on atteigne les ODM en se basant sur une croissance fortement dépendante de l’aide internationale. Il a appelé le secteur privé à jouer un rôle plus important dans le développement de l’infrastructure du continent. L’infrastructure, a rappelé M. Kaberuka, est un grand catalyseur des efforts de développement du continent.

Il a remercié l’UNECA et l’Ethiopie dont la contribution a permis de couronner de succès la conférence, qu’il a souhaité pouvoir organiser l’année prochaine au siège du Groupe de la Bad à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, Abdoulie Janneh, s’est, de son côté, félicité de la force d’attraction de la conférence, une « plateforme puissante et crédible », qui a permis à plus de 500 économistes, chercheurs et décideurs politiques venus du monde entier d’analyser les défis du continent africain. La conférence a constitué une opportunité « de passer en revue et d’étudier les défis de l’Afrique et de donner une voix crédible aux chercheurs africains », a-t-il apprécié.

« Nous sommes fortement attachés à pérenniser cette plateforme, a assuré M. Janneh. Nous nous engageons à utiliser toute notre force de persuasion et nos bonnes relations avec les gouvernements africains pour que les études présentées lors de la conférence soient considérées dans la formulation des politiques de développement des pays africains. »

CONTACT: Joachim Arrey  – Tel.: +216 71 10 27 59 – E-mail: j.arrey@afdb.org