Les Assemblées annuelles de la BAD : une conférence respectueuse du climat

05/05/2009
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« Nos Assemblées annuelles 2009 sont cette année neutres en carbone…. »,  cette  annonce mémorable a été faite, le 30 avril, par Madame Zeinab El Bakry, vice-présidente de la Banque africaine de développement (BAD). En effet, la réunion de Dakar, du 13 au 14 mai 2009, a été certifiée neutre en carbone par Atmosfair, l’ONG pionnière dans les processus de compensation carbone et  d’application des  normes de qualité pour la compensation « CDM Gold Standards »,  le premier label de qualité indépendant pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), dans le cadre du Protocole de Kyoto (GS-CER) ainsi que pour le marché volontaire (GS-VER).

Cette certification constitue une belle preuve de l’engagement de la BAD au respect de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique. La réunion de Dakar est neutre en carbone grâce à la compensation, au marché volontaire du carbone, des émissions en CO2 du transport aérien et local des participants, de la planification et la gestion de leur hébergement et lieux de réunions ainsi que tous les autres services liés à la conférence. Une reconnaissance et un bel exemple de bonne pratique pour d’autres organisations.

La démarche de compensation volontaire induit l’estimation du coût des émissions en CO2 et l’investissement de ce même montant dans des projets enregistrés de réduction des émissions de GES.  Pour ce faire, la BAD a acheté des crédits carbone estimés à €85 400, l’équivalent de US$125 000, ceci étant l’estimation des coûts des émissions en CO2 des 1 200 participants aux assemblées annuelles. En échange, Atmosfair a attribué à la BAD un certificat déclarant la réunion de Dakar neutre en carbone. Ce montant sera investi par Atmosfair dans des projets de développement pour l’utilisation et la promotion des énergies durables en Afrique.  A titre d’exemple, ces projets vont favoriser le passage des générateurs au diesel aux énergies renouvelables, ou encore la promotion de la réduction du méthane des décharges et des stations d’épuration et la génération du biogaz. En somme, le dioxyde de carbone dégagé dans l’atmosphère à partir des combustibles fossiles produit par la conférence de Dakar génère des investissements dans des projets de développement propres et durables en Afrique.

Consciente des liens très étroits entre l’environnement, le développement durable, et le développement tout court, la BAD a, depuis longtemps déjà, intégré le concept du développement durable dans toutes ses politiques, consciente que les conséquences graves du changement climatique sur l’économie africaine, qui dépend fortement de l’agriculture, constitue le défi majeur et immédiat pour le développement du continent africain.

Afin de faire face aux conséquences dramatiques du changement climatique sur l’économie africaine, le Conseil d’administration de la BAD a approuvé la Stratégie de gestion du risque climatique et d’adaptation aux changements, le 30 avril de cette année. La stratégie s’articule autour de trois axes principaux : (i) Prendre les mesures nécessaire pour assurer l’efficacité des investissements pour le développement et les protéger des effets négatifs du changement, de la variabilité climatique et des phénomènes extrêmes ; (ii) promouvoir les réformes juridiques et réglementaire des pays membres de la BAD et les encourager à mettre en place leurs stratégies de gestion et d’adaptation au changement climatique afin de retarder et d’atténuer les conséquences néfastes du changement climatique; et (iii) renforcer les capacités en Afrique par le développement des méthodes, d’outils, de guides et de sessions de formation permettant aux pays de progresser vers un développement conciliant le changement climatique et  la croissance économique.