La BAD, un vecteur de changement pour l’égalité des genres et l’inclusion financière pour les femmes

27/05/2010
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Abidjan, 26 mai 2010 - La Banque africaine de développement (BAD) et le réseau New Faces New Voices (“Nouveaux Visages, Nouvelles Voix”) ont co-organisé un diner le 25 mai 2010 lors des Assemblées annuelles de la Banque.

Il s’agissait d’un engagement pris par le président Donald Kaberuka au Sommet économique des femmes africaines à Nairobi en mars 2010, qui a eu un écho panafricain. La sensibilisation sur le thème de l’autonomisation et l’émancipation économique des femmes était le but de ce dîner. Le directeur des opérations Nkosana Moyo qui remplaçait Donald Kaberuka a souligné dans son discours «l’importance de mettre en exergue la cause des femmes au programme du développement africain».  

75 leaders du monde entier et africains étaient invités par le président de la BAD et Mme Graça Machel, fondatrice du réseau New Faces New Voices pour débattre et trouver des solutions innovantes pour favoriser l’égalité des genres et s’assurer de l’inclusion des femmes dans les décisions qui modèlent le système financier africain et global.

Des personnalités comme le professeur Njuguna Ndung’u, gouverneur de la Banque Centrale du Kenya, Arnold Ekpe, PDG d’Ecobank, Saran Daraba Kaba , président du réseau des femmes du fleuve Mano pour la construction de la paix, Jean Diagou, président de la Confédération des  Entreprises en Côte d’Ivoire et du groupe de banque et d’assurance NSIA/BIAO ainsi que Mme Speciosa Wandira, ancienne vice-présidente de l’Ouganda étaient les intervenants.

Mme Machel  a remercié la BAD pour son soutien indéfectible. Pour elle, les femmes représentent « le nouveau segment de marché en Afrique» et les institutions financières feraient bien de mieux servir les besoins des femmes. Elle a soulevé l’enthousiasme quand elle a dit son slogan «Rien sur nous, sans nous !».

Nkosana Moyo a donné des exemples de résultats à atteindre en termes de genre dans les projets des opérations du Secteur privé sous la direction du manager Leila Mokaddem. D’ici 5 ans, au moins 94,000 emplois pour les femmes devront être créés, 500,000 femmes épargnantes et 200, 000 femmes emprunteuses devront être affectées positivement. Le gouverneur Ndung’u a insisté sur les améliorations de l’accès au crédit pour les femmes au Kenya: accès au crédit dans le secteur formel pour les femmes est passé de 19 à 23% et dans le secteur semi-formel de 8 à 18% chez les femmes.

Cependant une femme sur trois est encore exclue de toute forme d’accès à des services financiers. La Banque Centrale soutient fortement les politiques financières plus inclusives. Pour Arnold Ekpe, les femmes sont des « gagneuses-nées ». Son groupe emploie 33% de femmes cadres et 40% à des positions de directeurs. Jean Diagou, quant à lui, s’est engagé à aider New Faces New Voices à étendre son réseau  en Côte d’Ivoire.  

Le dîner fut un réel succès grâce aux nouveaux engagements pris par des invités enthousiastes et plein d’espoir.