La BAD approuve un projet de réhabilitation de routes et de facilitation de transport sur le corridor Lomé-Ouagadougou

29/06/2012
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Le Conseil d’administration de la BAD a approuvé, le 27 juin à Tunis, le financement de la réhabilitation et le bitumage de 303 km de route  sur le corridor international Lomé-Ouagadougou, dont 150 km au Togo et 153 km au Burkina Faso. Le projet comporte également des aménagements connexes tels que la construction de plus de 100 km de pistes rurales, la réhabilitation d’infrastructures sociales et d’appui aux femmes, ainsi que deux volets importants pour la facilitation du transport et le renforcement des capacités.

La contribution de la Banque au financement du projet s’élève à 175, 66 millions d’unités de compte (UC) soit 278,6 millions de dollars EU des ressources du FAD et de la Facilité des Etats Fragiles, représentant un peu plus de 70 % du cout total du projet.  Sur le financement de la Banque, 136,33 millions d’UC (soit 216,2 millions de dollars EU) sont sous forme de don, dont 84,6  millions d’UC au Burkina Faso, en plus d’un prêt de 21,53 millions d’UC, soit un total de 106, 13 millions d’UC. Pour sa part, le Togo a bénéficié d’un total de 69,53 millions d’UC dont 51,73 millions d’UC sous forme de don. 

Selon A. Oumarou, chef de la division au département Infrastructure, le corridor Lomé-Ouagadougou est d’une importance stratégique pour les deux pays. Il a estimé que pour le Togo c’est la première et principale liaison routière reliant toutes les régions du pays alors que pour le Burkina Faso enclavé, ce corridor avec le port de Lomé sert à l’écoulement de plus de 60 % de ses échanges commerciaux avec l’extérieur. « Le Burkina comme le Togo ont réalisé ces dernières années d’importants progrès en matière de réformes sectorielles visant à améliorer la gouvernance dans le secteur des transports, notamment la mise en place des organes autonomes de financement de l’entretien routier ainsi que des programmes sectoriels visant à établir les priorités et à rationaliser l’allocation des ressources dans le secteur, la facilitation du transit et la promotion d’une croissance partagée, » a souligné M. Oumarou.

Le conseil d’administration s’est félicité du fait que la réalisation de ce projet qui a bénéficié de l’apport financier de plusieurs partenaires au développement aura un impact positif considérable sur les économies du Togo et du Burkina Faso, sur l’intégration régionale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), et dans la vie de millions de personnes vivant dans cette région, notamment la situation de la femme dans les deux pays.