La BAD célèbre son Jubilé d’Or en novembre 2014

09/09/2014
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La Banque africaine de développement (BAD) célèbre cette année son cinquantenaire (jubilé d’or).  Le 4 novembre marquera les  50 ans  de la tenue de  la première réunion de son Conseil d’administration. 

Le cinquantenaire de la BAD coïncide avec le retour de l’institution de financement du développement à son siège permanent d’Abidjan, après plus de dix ans de relocalisation à Tunis ; ce qui confère aux célébrations une double signification. Faisant un retour en arrière sur les cinquante dernières années, la Banque a beaucoup à célébrer. Depuis sa création, elle a déjà marqué par des célébrations quatre jalons importants de son histoire.

C’est en novembre 1964 que la Banque a tenu sa première réunion du Conseil des gouverneurs à Lagos, au Nigéria, soit quatre ans à peine après l’accès à l’indépendance de la plupart des pays fondateurs. Aujourd’hui, un hommage mérité est rendu aux pères fondateurs pour leur vision d’une Afrique unie.

Monrovia, Tunis, Khartoum, toutes ces villes ont joué un rôle important dans la création de la BAD.  Mais c’est à Lagos, en novembre 1964, que l’existence officielle de la Banque a commencé, marquée par la session inaugurale du Conseil des gouverneurs. L’Accord portant création de la BAD a été signé le 4 août 1963 à Khartoum, par les ministres des Finances des vingt-trois États africains déjà indépendants.

Cinquante ans plus tard, et après des débuts très modestes, la Banque a pris de l’envergure et a gagné en maturité, en notoriété et en crédibilité. Elle est devenue la plus grande institution financière du continent, et ses réalisations ont dépassé les frontières africaines. Les 50 années de continuité de la Banque sont devenues synonymes de 50 années de durabilité et de résilience économique pour l’Afrique.

Quand la BAD célébrait son 10ème anniversaire en 1974 à Rabat, au Maroc, le montant des engagements cumulés de la Banque s’élevait à peine à 125 millions de dollars. Mais, il y avait espoir pour un  renouveau cette année-là,  avec  la deuxième augmentation de capital et le lancement des opérations du Fonds africain de développement (FAD).

Le 20ème anniversaire de la Banque en 1984, à Abidjan, a été suivi de près par le 25ème anniversaire (jubilé d’argent), en 1989, à Abuja. Alors que les célébrations du 10ème anniversaire témoignaient d’une Banque encore à ses débuts, celles de 1984 et de 1989 ont représenté, selon un économiste de la Banque, le stade de décollage de l’institution.

En mai 1983, à Nairobi, au Kenya, dix-sept pays non-régionaux assistaient, en tant que membres à part entière, à leur première Assemblée annuelle du Groupe de la BAD. Et c’est grâce à l’admission de membres non-régionaux que le capital autorisé de la Banque, qui était de 2,5 milliards de dollars  au cours des  vingt années précédentes, a pu atteindre 6,3 milliards de dollars au moment du 20ème anniversaire.

À peine quatre ans plus tard, en 1987, au Caire, en Égypte, la BAD a conclu avec succès une augmentation de 200 pour cent de son capital.  Et  lors de son 25ème anniversaire à Abuja, au Nigéria, elle tournait son attention vers le Comité des Dix  éminentes personnalités devant réfléchir  à l’avenir de la Banque. Le jubilé d’or est donc une célébration bien particulière. Ce n’est ni un jubilé d’argent, ni une Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs. Ce jubilé d’or est, en réalité, une célébration exceptionnelle du passé, du présent et de l’avenir de la BAD.

En cette année 2014, le jubilé d’or de la BAD offre aux parties prenantes et aux amis de la Banque l’occasion de se remémorer avec satisfaction les moments importants qui ont jalonné ces 50 dernières années, et de porter leur regard sur l’avenir de l’institution et sur son rôle dans le développement du continent africain.