La BAD reste fortement attachée au développement de la Corne de l’Afrique

27/10/2014
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Le 27 octobre 2014, la Banque africaine de développement (BAD) s’est jointe au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à l’Union africaine, à la Banque mondiale, à l’Union européenne et à la Banque islamique de développement, pour une visite de quatre jours dans la Corne de l’Afrique. Au début de la visite, à Addis-Abeba en Éthiopie, la BAD a promis une nouvelle aide financière au développement de 1,8 milliard de dollars pour les trois prochaines années, de 2015 à 2017.

Après l’Éthiopie, les responsables des institutions et autres représentants doivent se rendre à Djibouti, en Somalie puis au Kenya, où ils s’entretiendront avec les dirigeants de ces pays.

Au-delà de la promesse d’aide financière, le portefeuille actuel de la BAD s’élève à 5,5 milliards de dollars EU pour l’ensemble des huit pays de la Corne de l’Afrique, dont environ 1,5 milliard de dollars reste encore à verser.

La majeure partie de ces fonds a été allouée de manière stratégique au développement des infrastructures, du secteur financier et du secteur privé, ainsi qu’au renforcement de la gouvernance pour améliorer la prestation des services publics.

En 2012, la BAD a lancé le Programme de résilience à la sécheresse et des moyens de subsistance durable dans les pays de la Corne de l’Afrique, un projet historique axé sur le développement et la gestion des ressources en eau et des ressources naturelles, sur les infrastructures dédiées au bétail et l’accès aux marchés, ainsi que sur le renforcement des capacités communautaires et institutionnelles. En vertu de ce programme, 93 % des 300 millions de dollars EU d’aide promise seront approuvés d’ici la fin octobre 2014, redonnant ainsi espoir aux millions de communautés désavantagées dans la région de la Corne de l’Afrique.

Dans le cadre de la stratégie décennale 2013-2022 de la BAD, porter assistance aux pays membres régionaux affectés par les conflits et la fragilité est une priorité. Accorder une attention particulière aux situations fragiles est nécessaire, car sans paix ni stabilité, il ne saurait y avoir de véritable développement.

En se joignant à d’autres institutions de développement, la BAD reconnaît qu’« un partenariat coordonné, sous la direction des pays concernés, est nécessaire pour accomplir des progrès », selon le président de la BAD, Donald Kaberuka, une déclaration communiquée par son conseiller spécial, Youssouf Ouedraogo.