La Banque africaine de développement octroie un appui au secteur du traitement des eaux usées en Egypte

11/11/2009
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Le Caire, le 10 novembre 2009 – La Banque africaine de développement a signé, le 10 novembre 2009, un accord de prêt au ministère égyptien de la Coopération internationale. Les signataires étaient, pour la partie égyptienne, M. Fayzal Aboul Naga, ministre de la Coopération internationale, et pour la BAD, M. Jacob Koster, directeur régional. La cérémonie s’est déroulée en présence du représentant résident de la Banque en Egypte, M. K.C. Khushiram.

Ce prêt à long terme en devise, d’un montant de 53,6 millions d’euros, a été approuvé par le Conseil à Tunis en octobre 2009, et contribuera au financement du projet d’usine de traitement des eaux usées de Gabal El Asfar (GAWWTP) au Caire (Egypte). Le financement de la Banque représente 23 % du coût total du projet.

“Nous sommes fiers de collaborer avec le gouvernement égyptien au financement de ce projet stratégique. L’objectif primaire est de renforcer les efforts déployés par le gouvernement égyptien pour étendre et améliorer la couverture des services d’assainissement dans le pays, et contribuer par là à l’amélioration des conditions de vie et d’hygiène pour la population et, au bout du compte, à assainir l’environnement», a déclaré Jacob Kolster, directeur régional, Banque africaine de développement.

Le projet permettra d’accroître la capacité de traitement des eaux usées de 500 000 mètres cubes par jour au moins par rapport à la capacité actuelle de l’usine d’épuration des eaux usées de Gabal El-Asfar (GAWWTP).  Les eaux usées seront soumises à un traitement complet : préliminaire, primaire et secondaire. Il est également prévu de traiter les eaux usées au chlore avant de les rejeter totalement.

Le processus du traitement est très avancé. Le gaz méthane issu des opérations de  traitement sera récupéré et utilisé pour produire de l’électricité et combler une partie des besoins en énergie de l’usine. D’où une réduction des coûts de fonctionnement et une contribution à la protection de l’environnement. L’entrepreneur chargé de la construction des nouvelles installations devra aussi assurer l’exploitation et l’entretien pendant deux ans et dispenser une formation approfondie aux agents de l’État pendant cette période.

Le bassin hydrographique du GAWWTP couvre la majeure partie de la rive est du grand Caire, et abrite environ hui millions de personnes. Une fois le projet achevé, la capacité supplémentaire de traitement des eaux usées profitera à un surplus de 2,5 millions d’habitants du Caire-est. Au nombre des autres bénéficiaires figurent environ 785 800 habitants des villes et villages en aval et tout le long du système de drainage vers le lac Manzala, qui bénéficieront aussi de l’amélioration de l’environnement et de la réduction des maladies associées à la présence d’eaux usées non traitées.

« Ce projet est entièrement conforme aux objectifs stratégiques d’investissement du gouvernement et souligne aussi l’importance que la Banque accorde au développement des infrastructures, en priorité au domaine de l’eau et de l’assainissement », de conclure K.C. Khushiram, représentant résident de la Banque africaine de développement en Égypte.

Le gouvernement égyptien suit de près la réalisation des Objectifs de développement pour le millénaire (ODM), surtout ceux qui ont trait au renforcement de l’accès à l’eau et aux services d’épuration des eaux usées à la population égyptienne. De ce fait, le secteur de l’eau et de l’épuration est prioritaire dans le sixième plan national de développement du pays (2007-2012). Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement a accru de manière significative les investissements dans le secteur de l’eau et de l’assainissement au cours des dernières années. Le projet GAWWTP illustre l’intensification des efforts du gouvernement pour réaliser les ODM


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