8,5 milliards de dollars pour l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale

19/04/2006
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8,5 milliards de dollars pour l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale

Tunis, le 19 avril 2006 – Le 19 avril 2006, les Conseils d’administration du Fonds africain de développement (FAD) et de la Banque africaine de développement (BAD) ont approuvé  8,5 milliards de dollars EU pour le financement de l’allégement de la dette de 33 pays africains à faible revenu au titre de l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM). Le Conseil des gouverneurs du FAD devrait adopter une résolution sur le plan de financement compensatoire en mai 2006, autorisant l’annulation de la dette et le financement de la dette. L’ IADM a pour objet d’aider les pays éligibles à réaliser des progrès dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) tout en préservant la capacité de financement à long terme du FAD.

M. Donald Kaberuka, Président de la Banque de la Banque africaine de développement a déclaré aujourd’hui que « la décision prise aujourd’hui par le Conseil marque l’aboutissement d’un processus élargi et historique de consultations avec des actionnaires et donateurs au sujet de l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale et de sa mise en œuvre par le FAD». Il a remercié les administrateurs et les plénipotentiaires du FAD pour leur détermination et les discussions constructives qui ont permis d’améliorer l’enveloppe de l’IADM. Il a lancé un appel aux donateurs afin qu’ils octroient suffisamment des financements pour compenser intégralement le FAD sur une base permanente pour sa part de l’IADM afin de préserver sa signature et sa capacité à continuer de renforcer et d’approfondir son assistance aux pays à faible revenu bénéficiaires du guichet FAD.

Les Chefs d’Etat et de gouvernement se sont engagés lors du Sommet de Gleneagles en juillet 2005 d’annuler 100% des créances dues  à l’Association internationale de développement (IDA), au Fonds africain de développement (FAD), et au Fonds monétaire international (FMI) pour le compte des pays parvenus au point d’achèvement au titre de l’initiative PPTE renforcée. Une réunion consultative des Ministres des finances africains tenue à Tunis, en Tunisie, du 22 au 23 novembre 2005, a entériné l’IADM et a accueilli favorablement l’engagement de préserver l’intégrité financière du FAD.

Les 33 bénéficiaires potentiels de l’initiative sont: 14 pays ayant atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE, 10 pays ayant atteint le point de décision au titre de l’initiative PPTE, 8 pays PPTE n’ayant pas encore atteint le point de décision et un pays admis à bénéficier de l’extension de la « clause de caducité ». Sur la base des évaluations indépendantes de l’éligibilité des pays réalisées par le FMI, l’IDA et le FAD, 13 des 14 pays PPTE ayant atteint le point d’achèvement deviennent immédiatement des bénéficiaires de l’allégement de la dette du FAD à compter du 1er janvier 2006. Il s’agit des pays suivants: Bénin, Burkina Faso, Ethiopie, Ghana, Madagascar, Mali, Mozambique, Niger, Ouganda, Rwanda, Sénégal, Tanzanie, et Zambie. La Mauritanie sera admise à bénéficier de l’allégement de la dette au titre de l’initiative dès qu’elle aura réuni les critères relatifs aux réformes en matière de la gestion des dépenses publiques.

Certes, la date de mise en œuvre de l’IADM a été fixée au 1er janvier 2006, lorsque les bénéficiaires immédiats commenceront à tirer concrètement parti de l’allégement de la dette, mais l’octroi réel des avantages se fera rétroactivement en juillet 2006 quand les objectifs définis pour les seuils d’entrée en vigueur seront atteints. La date limite de réception des engagements de financement des donateurs est fixée à la fin juin 2006 pour répondre aux exigences des seuils d’entrée en vigueur.

Les annonces indicatives de contribution faites par les donateurs pour le financement de l’Initiative dépassent déjà les seuils définis pour l’entrée en vigueur. En conséquence, les donateurs devront prendre les dispositions qui s’imposent, dans leur pays, pour obtenir de leurs parlements les approbations de leurs engagements de financement. Conformément au mécanisme de financement compensatoire, les donateurs se sont engagés à fournir des contributions complémentaires qui viendront s’ajouter aux reconstitutions ordinaires du FAD au fil du temps, afin que des ressources supplémentaires soient affectées à la réduction de la pauvreté.


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