La BAD et ONU-Habitat planchent sur l’impact des investissements étrangers dans les villes africaines lors du sommet Habitat III de Quito

31/10/2016
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Durant le sommet Habitat III qui s’est déroulé à Quito en Equateur, la Banque africaine de développement (BAD) et ONU-Habitat ont organisé un événement de réseautage destiné à présenter et à étudier les conclusions préliminaires de la première phase de recherches dans le cadre du rapport L’état des villes africaines 2017. 

La publication prochaine – la quatrième édition de la série des rapports L’état des villes africaines d’ONU-Habitat – est en cours de préparation dans le cadre d’un partenariat entre l’Institut d’études sur le logement et le développement urbain (IHS) et ONU-Habitat, et elle est parrainée par la Banque africaine de développement (BAD) et le Département britannique du développement international (DfID). La publication, qui est axée sur les flux d’investissements directs étrangers (IDE) dans de nouveaux secteurs en Afrique, devrait paraître en juin 2017. Le rapport vise à évaluer le rôle des IDE pour améliorer l’efficacité du développement urbain dans les villes africaines.

Après une courte présentation des trois premiers rapports L’état des villes africaines par Jos Maseland d’ONU-Habitat, le professeur Ronald Wall de l’Université of Witwatersrand et de l’IHS a présenté les conclusions de la Phase 1 du programme de recherche actuellement mené en vue du rapport – une analyse des caractéristiques de l’IDE dans toute l’Afrique – et a tracé les grandes lignes des recherches empiriques en cours sur les retombées économiques des flux d’IDE, en se penchant sur quatre études de cas de villes africaines : Abidjan, Le Caire, Johannesbourg et Kigali.

Les recherches ont souligné que les IDE constituent un aspect d’une grande importance pour le développement économique du continent africain. Toutefois, toutes les formes d’IDE ne sont pas durables sur le long terme, en particulier les investissements dans les industries extractives. Il ressort de ces recherches que l’Afrique devrait plutôt chercher à attirer des investissements conduisant à la création d’emplois, à la sécurité alimentaire et à l’amélioration des finances municipales.

Lors de la réunion du 17 juin 2016, la BAD était représentée par Amadou Oumarou, directeur du département Transport, TIC et Développement urbain, qui a mis en avant les engagements de la BAD à l’égard du développement urbain à long terme, perçu comme un moyen d’améliorer la compétitivité des villes africaines et d’attirer davantage d’investissements étrangers. Ces cinq dernières années, la BAD a injecté plus de 800 millions de dollars EU de prêts et de subventions dans des projets de transports urbains, améliorant de la sorte les chaînes logistiques des entreprises ainsi que la vie quotidienne de millions de navetteurs. En 2016, un projet majeur de transports urbains a été financé à Kampala (lien) et à Accra (lien).