Contribution des ONG à l’élargissement de l’accès des populations touchées par les projets aux Mécanismes indépendants de responsabilisation

09/02/2009
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L’Unité de vérification de la conformité et de médiation et le Negotiation and Conflict Management Group (groupe de négociation et de gestion des conflits, un centre de médiation établi à Lagos) ont organisé un atelier national le 9 février 2009 à Lagos, au Nigéria. Cet atelier a vu la participation de 38 organisations non gouvernementales (ONG) issues de 13 États nigérians — Lagos, Akwa Ibom, Ekiti, Abuja, Ebonyi, Kwara, Osun, Gombe, Plateau, Zamfara, Rivers, Enugu et Delta State — et spécialisées dans les questions de gouvernance, d’environnement, de parité entre les hommes et les femmes, de responsabilité, de droits des citoyens et de développement de proximité. L’atelier visait à mieux faire connaître aux participants le Mécanisme indépendant d’inspection de la Banque africaine de développement et d’autres mécanismes de responsabilisation des institutions financières internationales participantes — notamment le Bureau du conseiller/ombudsman pour l’application des directives de la Société financière internationale et le Bureau de contrôle des responsabilités de l’Overseas Private Investment Corporation, un organisme créé par le gouvernement des États-Unis pour aider les entreprises américaines à investir à l’étranger. Les participants ont échangé des vues sur les obstacles qui entravent la mise en œuvre des stratégies de sensibilisation des mécanismes indépendants d’inspection, dont la difficulté à identifier les populations touchées par les projets ; les barrières linguistiques ; le manque d’accès des ONG aux renseignements sur les projets ; la répugnance des ONG à participer aux consultations avec les institutions financières internationales ; la pénurie, au niveau des ONG, des capacités requises pour gérer et exploiter les informations sur les projets ; et les questions de confiance entre les ONG et les institutions financières internationales. Les propositions formulées ont porté essentiellement sur la meilleure façon d’assurer la diffusion subséquente, auprès des collectivités et des autres ONG, des renseignements recueillis dans le cadre de l’atelier. Au nombre des principales recommandations figuraient les suivantes : les ONG doivent participer, par des moyens raisonnables, aux activités de sensibilisation des mécanismes indépendants d’inspection, par exemple en aidant à distribuer les brochures et en faisant connaître ces mécanismes aux institutions locales de financement, afin de générer les ressources nécessaires pour diffuser les renseignements ; il convient que les ONG recourent aux structures sociales existantes (établissements scolaires, églises, etc.) pour mobiliser les collectivités ; les processus des mécanismes indépendants d’inspection doivent se concentrer non seulement sur les plaintes, mais aussi sur la promotion d’une culture caractérisée par le contrôle préalable et l’adoption, dans le cadre des projets, d’approches participatives de la prise de décision.