De hauts dirigeants africains et du monde entier réunis pour réfléchir sur comment investir différemment sur les femmes

15/03/2010
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Tunis, 15 mars 2010 – Des dirigeants africains et du monde entier sont invités, par le président de la Banque africaine de développement (BAD), M. Donald Kaberuka, et Mme Graça Machel, fondatrice du réseau New Faces New Voices (NFNV), au premier « Sommet économique des femmes africaines », pour l’intégration des femmes dans le processus de réflexion sur la reconstruction du système financier mondial. Le 19 mars 2010, Raila Odinga, Premier ministre du Kenya, ouvrira le sommet de deux jours à l’hôtel Windsor à Nairobi au Kenya.

Une centaine de dirigeants africains et du monde entier, des financiers, des politiques, des décideurs, des responsables de la réglementation, des banquiers et des femmes entrepreneures, formuleront des actions réalisables et mesurables visant à modeler le système financier et permettre aux femmes de s’intégrer pleinement dans son architecture.

Selon le président de la Banque « investir différemment sur les femmes est nécessaire pour redynamiser les économies africaines ». De même, il reconnaît « les avantages liés à l’amélioration des possibilités économiques des femmes », et estime que les dirigeants devraient prendre des mesures décisives pour créer les moyens de renforcer le rôle des femmes dans les affaires.

En particulier, le département du secteur privé de la BAD (OPSM) et l’Unité du genre, du changement climatique et du développement durable (OSUS) ont apporté des contributions volontaires et soutenues à la promotion de l’égalité homme-femme, en appuyant les efforts déployés par les pouvoirs publics africains pour la prise en compte des questions de genre et la promotion de l’entrepreneuriat féminin.

Le NFNV est un réseau professionnel, qui favorise le changement dans les affaires et la finance pour les femmes en Afrique. Il a été créé sous le patronage de Graça Machel. Le NFNV s’engage à mobiliser fortement les institutions nécessaires pour mettre les femmes au centre des décisions prises pour le développement du nouveau système financier en Afrique. Le réseau prône l’autonomisation des femmes car elles sont indispensables pour relever les défis posés par la croissance économique  sur le continent.

C'est sur la base de cette réflexion commune sur le rôle économique des femmes en Afrique que M. Kaberuka et Mme Machel ont convenu de co-organiser le premier Sommet économique des femmes africaines en 2010. L’événement est organisé au Kenya, en partenariat avec la Banque centrale du Kenya.

Les autres sponsors de cet important événement sont : Old Mutual, ABSA Bank, Standard Bank, L’Initiative d’une société ouverte pour le Sud de Afrique (OSISA) et la Société Financière Internationale (SFI).

Parmi les orateurs éminents attendus figurent Uhuru Kenyatta, Premier Ministre adjoint et Ministre des Finances de la République du Kenya, Mme Speciosa Kazibwe Wandira, ancienne vice-présidente de l’Ouganda, Mme Luisa Diogo, ancien Premier Ministre du Mozambique, M. Njuguna Ndung’u, Gouverneur de la Banque Centrale du Kenya, Mme Linah Mohohlo, gouverneur de la Banque Centrale du Botswana et Mme Wangari Maathai, Prix Nobel de la Paix et fondatrice du Mouvement de la ceinture verte, Mme Mamphela Ramphele, ancienne directrice générale de la Banque Mondiale et Messrs Arnold Ekpe, PDG de Ecobank, et James Mwangi, PDG d’Equity Bank.

Cet événement est motivé par la prise de conscience grandissante de l’importance du  nouveau marché émergent que représentent les femmes.

Pour financer efficacement leurs besoins, les décideurs politiques, les autorités de réglementation, les prestataires de services financiers et les institutions de financement du développement doivent clairement appréhender les enjeux suivants:

  • Les difficultés que rencontrent les femmes pour accéder aux services financiers ;
  • Les innovations en matière de financement qui renforceront, de manière significative, l'accès des femmes aux services financiers ;
  • Les solutions pour permettre aux femmes d’assumer des rôles de premier plan au sein d’institutions  financières ;
  • Les réponses réglementaires et stratégiques à apporter, pour le développement d’un secteur financier plus ouvert aux femmes ;
  • Le potentiel économique et les opportunités d'affaires que recèle ce marché insuffisamment desservi.

Le Sommet a pour objectif d’identifier les principales actions que les parties prenantes du secteur financier devront mener pour investir différemment sur les femmes afin de construire une économie et un secteur financier et plus forts en Afrique.