Le président de Transparency International soutient l’initiative pour la transparence dans les industries extractives

22/09/2008
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Le président de Transparency International soutient l’initiative pour la transparence dans les industries extractives

Tunis, 22 septembre 2008 – M. Peter Eigen, président du conseil consultatif de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives, a entamé, lundi à Tunis, une visite de deux jours à la Banque africaine de développement, où il a plaidé pour un soutien accru à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (EITI). L’initiative vise à assurer que les produits des industries extractives sont destinés au développement et à la réduction de la pauvreté dans les pays où se trouvent les ressources.

M. Eigen, également président du conseil d’administration de EITI, effectue cette visite à l’invitation du Groupe de la Banque.  A cette occasion, M. Eigen a fait une présentation au Conseil d’administration du Groupe de la Banque, sur les défis et avantages de l’EITI, ainsi que sur la nécessité de relever ces défis, pour une croissance soutenue et la réduction de la pauvreté.

Plus de la moitié de la population mondiale, soit 3,5 milliards de personnes vivent dans des pays riches en pétrole, gaz et ressources minières.

«Vous nous avez conféré plein pouvoir », a-t-il souligné lors de sa présentation au Conseil d’administration de la BAD sous la présidence de M. Thierry de Longuemar, vice-président chargé des finances. Selon M Eigen,  la BAD pourrait aider à convaincre quelques-uns de ses pays membres, sur la nécessité d’adhérer à EITI dans l’intérêt de leurs populations.

Vingt trois (23) pays dont 16 africains, participent activement dans le processus, mais aucun d’eux n’a atteint le niveau de certification requis par EITI, a précisé M. Eigen, ajoutant que la République Centrafricaine devrait annoncer son adhésion cette semaine.

M. Eigen a évoqué les défis à relever concernant les perceptions sur la propriété de EITI, les questions de renforcement des capacités dans ses activités, ainsi que les difficultés à trouver des ONG de certains pays pour leur fournir des conseils sur les procédures d’adhésion à EITI.

A l’issue de l’exposé, les membres du Conseil ont soulevé un certain nombre de questions, notamment, la nécessité d’aider au renforcement des capacités dans les pays africains, afin de diffuser le savoir nécessaire à canaliser les mécanismes dans les opérations des industries extractives. L’EITI devrait, entre autres, expliquer comment les produits des industries extractives sont échangés.

M. Eigen s’est également entretenu avec le personnel de la Banque sur le même thème. Il rencontrera les membres du Conseil et la direction, et animera une conférence de presse, mercredi, au cours de laquelle il lancera l’ « Index de perception de la corruption 2008 de Transparency International ».

Les principes directeurs de l’initiative EITI, ont été énoncés pour la première fois par l’ancien président nigérian, Olusegun Obasanjo en 2002. L’initiative a vu le jour en 2005. Les pays suivants ont signé l’accord portant sa création: Azerbaïdjan, Cameroun, République démocratique du Congo, République du Congo, Côte d’Ivoire, Guinée Equatoriale, Gabon, Ghana, Guinée, Kazakhstan, Kirghizstan, Liberia, Mali, Mauritanie, Madagascar, Mongolie, Niger, Nigeria, Pérou, Sao Tomé et Principe, Sierra Leone, Timor orientale et Yémen.

Dix de ces pays ont publié les rapports d’audit de l’EITI, notamment, Azerbaïdjan, Cameroun, Gabon, Ghana, Guinée, Kazakhstan, Kirghizstan, Mauritanie, Mongolie et le Nigeria. Plusieurs autre pays s’attèlent à satisfaire aux exigences requis. Trente sept des plus grands pays producteurs mondiaux de pétrole et de gaz, ainsi que les compagnies minières, apportent leur appui et participent activement au fonctionnement de l’EITI, à travers les opérations dans leur pays.

Des organisations de la société civile sont directement membres de l’EITI, à travers la campagne Publish What You Pay, soutenue par plus de 300 ONG à travers le monde. La Banque mondiale, le FMI, la BAD, la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, ainsi que la Banque européenne pour l’investissement, soutiennent l’EITI et apportent leur appui technique et financier aux pays adhérents, ainsi qu’aux activités de vulgarisation de l’EITI.


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Felix Njoku Téléphone: +216 7110 26 12