Transports et TIC : plus de 2 milliards $ investis par la BAD en 2015

07/07/2016
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Grâce aux investissements que la Banque africaine de développement (BAD) a effectués en 2015, 1,2 million d’utilisateurs des transports publics gagneront en mobilité tandis que plus de 18 millions de personnes profiteront de meilleures infrastructures routières, et près de 200 000 emplois vont être créés dans le secteur des TIC. Telles sont quelques-unes des conclusions présentées dans le rapport annuel de la BAD sur ses investissements dans le secteur des transports et des TIC, publié le 1er  juillet 2016.

Durant l’année 2015, la Banque a investi pour plus de 2 milliards de dollars EU, dans un total de 17 projets dans transports et les TIC. C’est moitié plus que ce que la Banque s’était fixé pour objectif ; ce qui s’explique notamment par l’ouverture d’une fenêtre d’accès aux financements BAD pour des pays auparavant éligibles au seul Fonds africain de développement (FAD), ainsi que par le recours croissant au co-financement via des fonds comme l’Africa Growing Together Fund (AGTF).

« Au cours des prochaines années, l’impact de ces projets devrait être particulièrement important, contribuant à l’intégration régionale, libérant le potentiel agricole et facilitant l’industrialisation de l’Afrique », a fait observer Amadou Oumarou, directeur du Département transport et TIC au sein de la BAD.

Le financement d’infrastructures de transport à dimension régionale continue de figurer en bonne place dans les opérations financières de la Banque, à l’instar de la voie reliant Brazzaville (Congo) à Yaoundé (Cameroun), ou de celle connectant Bamako (Mali) au port de San Pedro (Côte d’Ivoire), deux exemples typiques de corridors transfrontaliers qui devraient stimuler l’intégration régionale et le commerce intra-africain. L’appui à l’intégration régionale a aussi bénéficié du financement d’une importante infrastructure de TIC, la dorsale à fibre optique d’Afrique centrale, ainsi que d’un don de 12 millions de dollars EU à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et à la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEMAC), destiné à renforcer la sécurité aérienne dans les deux régions.

Si les corridors de transport routiers et autoroutiers ont bénéficié de la plus grande part des financements accordés, la BAD tend à diversifier son portefeuille de projets, accordant une place croissante aux autres modes de transport, – notamment urbain, aérien et maritime, qui représentent à eux trois plus de 30 % du volume de prêts octroyés en 2015. Le financement du système de bus rapides de Dar es Salaam en est un exemple, témoignant de l’engagement de la Banque en faveur de modes de transport et d’urbanisation durables. Le projet va réduire la congestion urbaine et renforcer la mobilité des habitants. Il contribuera aussi à améliorer la qualité de l’air et donc leur santé.

Le prêt de 127 millions de dollars EU octroyé au projet portuaire Nador West Med, au Maroc, et celui de 140 millions de dollars EU pour financer l’extension de l’aéroport de Sharm El-Sheikh, en Egypte, témoignent de l’attention que la Banque porte à l’industrialisation du continent, l’une de ses Cinq grandes priorités. Avec ces nouvelles infrastructures, le Maroc et l’Egypte pourront renforcer leur chaine de valeur et leur compétitivité.

Dans le domaine de l’appui à l’agriculture, Les investissements routiers que la Banque a réalisés en Tanzanie, ainsi que la réhabilitation de la Route nationale N°2 et des voies d’accès de l’Ile à Morfil qu’elle a financée au Sénégal, auront un impact dans le secteur agricole en libérant le potentiel productif de régions auparavant isolées. Les produits agricoles pourront être transportés et circuler plus facilement, et donc mieux se vendre, ce qui réduira les pertes après récolte.

L’importance des transports et des TIC comme leviers du développement économique n’est plus à démontrer. Des systèmes de transport et de TIC efficaces permettent de réduire les coûts de transaction, les temps de transit et les impondérables. Ce qui aide les pays africains à mieux s’insérer dans les chaines de valeurs agricoles et manufacturières. Les transports permettent aussi d’améliorer les conditions de vie et l’inclusion des populations en facilitant l’accès aux services sociaux et à l’emploi. Les investissements dans les TIC ont quant à eux des retombées positives en termes d’accès à l’information, d’innovation, de renforcement des compétences et de création d’emplois.

Le rapport annuel met en lumière l’appui qu’offre la Banque au développement d’infrastructures de transport et de télécommunication efficaces, à même de promouvoir l’intégration régionale, le développement de l’agriculture et de faciliter l’industrialisation de l’Afrique. Cette publication fait partie intégrante des efforts de la Banque pour communiquer sur les différentes facettes de ses activités de financement et d’accompagnement, au service du développement de l’Afrique.

A ce jour, l’important portefeuille de projets de la Banque dans les domaines des transports et des TIC compte 114 projets en cours d’implémentation, répartis dans 44 pays et d’une valeur globale de plus de 11 milliards de dollars EU.