Une délégation du Congrès américain exprime son appui au leadership de la BAD

28/08/2009
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The U.S. Congressional delegation with President Kaberuka. From left to right: Jack Kingston, Melvin Watt, President Kaberuka, Gregory Meeks, Sheila Jackson Lee, Marcia Fudge and Mimi Alemayehou, AfDB Executive Director (USA)

Tunis, le 28 août 2009 - Une délégation de cinq membres du Congrès américain s'est réunie avec la direction supérieure du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), le vendredi 28 août 2009, à Tunis pour échanger sur les principaux défis de l’heure, notamment la réponse du Groupe de la Banque africaine de développement aux besoins croissants de ses pays membres régionaux dans le contexte de la crise financière mondiale. Le président du Groupe de la BAD, M. Donald Kaberuka, a présidé les discussions.

Dans sa note introductive, le président Kaberuka a remercié la délégation pour la visite destinée à leur permettre d’obtenir des nouvelles sur les progrès récents du Groupe de la BAD  sur le terrain et d’évaluer ainsi l'efficacité de l'institution dans l'utilisation des ressources des contribuables américains mises à sa disposition. Les discussions ont porté sur la Stratégie à moyen terme 2008/2012 du Groupe de la BAD, ayant comme piliers principaux les infrastructures, le secteur privé, l’enseignement supérieur et la promotion de la gouvernance. Les réalisations obtenues sur le terrain, le leadership et la transparence ont été au centre des discussions.

« L'Afrique est un partenaire très important pour les Etats-Unis comme l’a si bien illustré la récente visite du président Obama au Ghana et la tournée africaine de Hilary Clinton", a déclaré le congressiste Gregory W. Meeks, démocrate (New York) et chef de la délégation. Il a salué le solide leadership du président Kaberuka, qui a amené l’institution vers un palier supérieur contribuant à un développement économique soutenu, jamais vu en Afrique, et a salué le rôle de la BAD comme moteur du développement pour le continent. " Nous avons toute confiance envers le Groupe de la Banque africaine de développement et, dès notre retour aux Etats Unis, nous communiquerons au Congrès le message de continuer à soutenir la BAD", a-t-il déclaré.

Il a été noté que le Groupe de la BAD poursuit les réformes institutionnelles en vue de garantir une plus grande sélectivité dans ses opérations et améliorer ainsi l'efficacité du développement. La Banque est également en train de renforcer son programme de décentralisation avec 23 bureaux extérieurs opérationnels et de nouer une collaboration étroite avec les bénéficiaires de ses projets et programmes tout en améliorant le dialogue de  proximité avec les décideurs.

Les États Unis d’Amérique ont un partenariat de longue date avec le Groupe de la Banque. Le pays est le deuxième plus grand actionnaire du groupe des 77 pays membres de la BAD. Les États Unis sont aussi le deuxième plus grand contributeur au Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la BAD.

Le représentant Greg Meeks était accompagné par Jack Kingston, républicain (Géorgie) ; Marcia Fudge, démocrate (Ohio) ; Sheila Jackson Lee, démocrate (Texas) ; et Melvin Watt, démocrate (Caroline du Nord).

La visite de la délégation américaine se situe à un moment où l'Afrique est confrontée aux effets négatifs de la crise financière internationale. Le groupe de la BAD a pris des mesures importantes pour atténuer les effets négatifs de la crise mondiale. Au nombre de ces mesures figurent la mise en place du Comité des Dix (ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales), initiée par le président Kaberuka en étroite coordination  avec la Commission de l'Union africaine et le Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, la mise en place de nouveaux instruments pour répondre directement aux besoins des pays membres régionaux, tels que la Facilité de liquidité d’urgence (1,5 milliard) et les deux phases de l’Initiative de financement du commerce (1 milliard).

Au 31 décembre 2008, la BAD a engagé, depuis sa création en 1964, quelque 66 milliards $ US dans 3 300 opérations de lutte contre la pauvreté dans les pays africains en faveur de la promotion de la croissance économique et social durable.